Parmi les nommés de cette catégorie, on retrouvait la fiscalité immobilière étrillée par le rapport De Courson / Labaronne ou encore les splendides 113 pages cinglantes du J’Accuse de la Cour des comptes attaquant la (non) politique immobilière du foncier de l’État, avant de se taper la FATALITY du CPO en décembre.
Mais le grand gagnant est d’un autre niveau.
Parce que non seulement c’est un immense échec, qui va finir par tous nous mettre dans la merde, mais il est en plus mis sur un piédestal, tel Thomas Pesquet qui redescend sur Terre (alors que Patrice Vergriete, toujours pas).
J’ai nommé (et récompensé) : MA PRIME RENOV’.
Alors qu’on doit rénover énergétiquement 1,26M de logement par an pour tenir notre objectif de neutralité carbone en 2050, qu’Emmanuel Macron a fixé un objectif (on ne sait comment) de 700’000 logements, l’Anah s’est félicitée de 650’000 rénovations en 2022, puis de moins de 595’000 en 2023.
D’aucuns hurleront à la baisse du budget Ma Prime Rénov’. Mais ceux-là savent-ils que même avec le rabot d’1mds€, le budget ne serait de toute façon par entièrement consommé ?
Parce que personne n’y comprend rien. Une rumeur affirme même que Guillermo Del Toro a eu l’idée du Labyrinthe de Pan en tentant de faire changer ses fenêtres.
Le résultat est une catastrophe écologique, politique et financière. Surtout quand on lit pour de vrai le rapport de l’apport et qu’on voit que moins de 10% concernent des travaux d’ampleur, qui sont les seuls qui ont un intérêt énergétique.
Un rapport que visiblement personne n’a lu1, parle lui de moins de 6% des rénovations financées aboutissant à un saut d’au moins 2 classes de DPE.
Un bullshit à 2,5mds€.