Sans grande surprise, le club d’Hakim Benotmane est donc à l’image de ses activités précédentes :
Le problème, c’est que ça a marché : entre 3 et 8M€ récoltés en abonnements, alors que pas un seul membre n’a réussi à investir, et que le reste des prestations est, selon l’avis de tous les gens interrogés, anecdotique et d’un niveau très pauvre.
Le tout avec des méthodes très problématiques. Plusieurs plaintes ont d’ores et déjà été déposées à l’encontre de ceux qui ont osé parler négativement de Benotmane (contre le youtubeur Mous et Zero Bullshit, mais également plusieurs membres). Certains ont subi un harcèlement ou des insultes, selon plusieurs témoignages cohérents. De même qu’à l’évènement de Genève de samedi dernier, plusieurs membres ont été interdits d’accès parce qu’ils n’avaient pas entièrement validé les propos de Benotmane himself.
À l’inverse, une petite armée, de gens qui semblent bien réels, semblent liker et commenter tous les posts du chef, et à dézinguer ceux qui ne sont pas d’accord. Alors même qu’au moins trois d’entre eux sont dans des situations financières complexes, comme m’en ont témoigné des membres de leurs familles.
Une situation qui ressemble grandement à une emprise.
Et on est ici dans une immense faillite collective.
Si nombre des membres (et je l’ai rappelé au début) étaient parfaitement conscients de leurs moyens et d’où ils allaient au début, même s’ils ont été trompés sur la réalité, beaucoup de ceux qui restent sont désormais sous emprise.
C’était clairement ce qu’a démontré Miicode dans son documentaire sur Kevin Valfrin.
C’est également ce que tend à démontrer la Miviludes, qui enquête depuis des années sur les pratiques de David Laroche et de Paradox.
C’est ce qui apparaît de mon enquête depuis plusieurs mois sur nombre de vendeurs de formations qui ont pignon sur pixel sur LinkedIn et Instagram et qui, sous couvert d’aide au scale, au business ou autre bullshiterie, plument des pauvres qui pensent pouvoir devenir riches en répliquant le modèle des PDF pyramidaux.
Faudra-t-il qu’un drame passe à la télé pour qu’un élu ou un régulateur s’en saisisse ?