💥 Zero Bullshit
Épilogue

Après ?

Et si les start-up n’étaient que des entreprises comme les autres ? De nombreux créateurs, dont Olivier Guérin parlent d’aventure humaine, d’entreprises qui vivent au rythme des levées. Comme si nous avions inventé une nouvelle formation de création de richesse.

La réalité semble plus pragmatique. Une entreprise appartient à ses actionnaires, qui veulent un investissement rentable en valorisation et en dividendes. Et cela passe par la création de richesse. Les salariés n’en sont que des outils. Des outils vivants qu’on ne peut pas considérer comme une machine. Mais des outils.

Bien sûr qu’on a trouvé des moyens, plus ou moins pertinents et rentables, de les associer à la rentabilité (participation, stock option, BSCPE, etc.). Mais un salarié n’est ni un dirigeant ni un actionnaire. Il n’a pas à se demander si l’entreprise qu’il rejoint est rentable, si elle a une trésorerie suffisante ou que sa vision est bonne. Il n’a pas non plus à subir la pression que demande la gestion à tréso tendue d’une start-up. Non seulement ce n’est pas son rôle, parce qu’il ni payé ni formé pour ça, mais il n’en a pas la capacité parce qu’il n’a pas accès aux informations nécessaires.

L’histoire de Nanaba n’est intéressante que parce qu’elle est tristement banale. Une (probable) faillite d’une startup-up, comme la majorité d’entre elles, de vies chamboulées et de réseaux sociaux qui simplifient une réalité pour éviter de la comprendre. Ce n’est pas la première. Ce n’est pas la dernière. Mais si on en profitait pour se questionner collectivement ?

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