La suite, personne ne la connaît. Ce qui semble le plus évident, c’est qu’après une des dates, les portefeuilles prennent petit à petit les profits. Enfin on espère « petit à petit », parce que 80 000 BTC envoyés sur le marché, c’est le crash assuré, et durable.
Mais on peut aussi imaginer un scénario où il ne se passe rien, et que ces nouveaux wallets deviennent de nouveaux endormis, comme ces gigantesques sommes qui pioncent depuis plus de 10 ans, dont personne ne sait pourquoi ils restent muets.
Certains sont probablement morts. Hal Finney et Len Sassaman, qui font partie des Satoshi possibles, sont respectivement morts en 2014 et en 2011. Tout comme Dan Kaminsky en 2021. Qu’ils soient ou non Satoshi n’enlève rien au fait qu’ils ont participé très tôt au développement, avaient probablement des dizaines de milliers de BTC, et sont probablement morts avec leur clé. La femme de Sassaman a d’ailleurs clairement dit qu’elle n’avait pas accès au disque dur de son mari défunt. Et qu’elle ne souhaitait pas y avoir accès.
Parce que c’est possiblement l’autre raison : ne pas vouloir y toucher, par dogme. Peut-être parce que si les BTC primitifs étaient vendus, ça pourrait être vu comme une perte de confiance, comme si Musk vendait massivement ses actions Tesla. Peut-être parce que des anarcho-cypherpunks issues des mouvances underground pirates des années 90 s’étranglent quand ils voient chaque jour les cryptobros spéculer comme des ânes sur leur techno révolutionnaire (au sens primaire) et faire ami-ami, par pur intérêt économique, avec les plus grosses fortunes capitalistes, Blackrock en tête.
Je l’ai déjà dit plusieurs fois, mais je suis convaincu que Satoshi Nakamoto est Len Sassaman. Je n’ai rien pour le prouver. C’est ma conviction. Et aussi un peu mon rêve. Parce que Sassaman est un parfait Satoshi, romanesque et romantique, cypherpunk convaincu, génie de la cryptographie, et dépressif.
L’identité du (et probablement des) braqueur restera probablement secrète. Mais ce qu’il va faire à l’issue de son délai de 90 jours en dira plus sur lui qu’un nom et un prénom.
Peut-être même que ce n’est pas un braquage, mais une mise en scène, sorte de pied de nez à toute l’industrie de la part d’un early qui regarde ça de loin. Dans tous les cas, ça reste probablement l’opération la plus incroyable de l’histoire des cryptos, tant par le montant que par les moyens utilisés, entre les petits messages et l’usage d’une gloire déchue de la finance.
Et si le mieux, c’était de ne jamais savoir ?
My warmest thanks to A. F. for his help with the technical side of things.