Difficile de croire que Revolut n’a que 10 ans, tellement la fintech est présente mondialement. À l’origine, il s’agissait principalement d’un compte et d’une carte gratuite, utilisant les services de Mastercard. Mais en 2017, Revolut annonce vouloir devenir une banque, et obtient une licence en Lituanie. « Là où les conditions sont moins strictes » me glisse le patron d’une fintech français. Avant de l’obtenir au Royaume-Uni durant l’été 2024.
Entre temps, l’entreprise est devenue une licorne valorisée 1,8mds$ en 2018, puis 5,5mds$ en 2020 après avoir battu le record de levée pour une fintech (500M$). Avant de battre son propre record avec 800M€ en 2021 sur une valo de 33mds$. Une opération de liquidités de titres de salariés en 2024 l’a valorisé 45mds$. Soit plus que des géants bancaires comme Lloyds (35mds£) ou Barclays (32mds£).
Mais surtout, l’entreprise a été rentable en 2022 et en 2023 (tout comme Bunq), avec 2mds$ de CA générés pour 45M de clients revendiqués. Dont 3M en France, soit 4x plus qu’ex-HSBC, 2x AXA Banque. C’est aussi loin devant BForBank (Crédit Agricole, 230K), Monabanq (CM Alliance Fédérale, 320K), Hello Bank (BNP, 800K), Fortuneo (CM Arkea, 1,2M), mais moitié moins que Boursorama (Société Générale, 6M).
J’avais un peu parlé du marché y’a 6 mois, à l’occasion de la mise en vente de Shine.