À bord du Titanic, Jack Philipps est chef opérateur de la salle de radio où il se relaye avec son assistant Harold Bride. Contrairement au reste de l’équipe, ils ne dépendant pas de la White Star Line, qui opère le navire, mais de Marconi (ouais, la boîte de Guglielmo).
La raison principale, c’est que la radio n’était pas du tout prévue pour communiquer avec le port. C’était un service facturé aux voyageurs pour parler avec la terre ferme. Située sur le pont des embarcations (tout en haut) au même niveau que le quartier des officiers, la station Marconi était composée d’une petite chambre, une salle sourde (l’émetteur-récepteur), et au milieu la radio.
Harold au boulot. Le petit truc à droite servait à recevoir les messages dans une cartouche pneumatique (comme la thune dans les supermarchés).
Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois début avril pour tester le matériel lors des essais en mer du Titanic. S’ils ne se connaissaient pas avant, ils sont néanmoins tous les deux passés par l’école Marconi.
Le 2e jour, Jack reçoit quelques messages personnels : c’est son anniversaire ! Mais la fête est écourtée par des avaries matérielles qui leur font prendre beaucoup de retard sur les messages à envoyer.
Si le 3e voit passer plusieurs alertes d’autres navires signalant des glaces, c’est le soir du 14 avril que tout bascule. Harold dort en attendant la relève. De son côté, Philipps reparamètre son équipement parce qu’il entre dans la zone de Cap Race, ce qui lui permet de ne plus passer par d’autres navires pour communiquer.
22H55. Cyril Evans du Californian alerte que leur navire est stoppé à cause d’icebergs. Philipps lui demande de la fermer (« shut up ») parce qu’il a autre chose à gérer. Il éteint la radio à 23H35.
23H40. Le Titanic heurte un iceberg.