💥 Zero Bullshit
Chapitre 06

Il ne peut plus rien nous arriver d’affreux, maintenant

Sauf que, l’aspirateur à cash, ils ont oublié de l’éteindre ! Et que la boite peine encore à faire plus de quelques dizaines de milliers d’euros par mois en CA. Et qu’est-ce qui se passe quand on dépense plein de thunes et qu’on n’en gagne pas ?

Pour ceux qui ont arrêté l’école en CE2, les VC et les CEO & Founders de licornes, je donne la réponse : on va dans le mur.

Parce qu’à peine la 2e phase bouclée, il faut :

  • Espérer que les ventes débutent en septembre 2024 suite à l’ouverture de l’usine d’Amiens ;
  • Espérer… relever des fonds.
« Ainsi, et compte tenu notamment de la période de vacances estivales ainsi que des Jeux Olympiques de Paris 2024, il existe des incertitudes quant à la capacité pour la Société de finaliser les discussions avec ses investisseurs durant cette période  »

Ils font chier aussi à avoir foutu les vacances et les JO au dernier moment, juste pour emmerder les startups.

Ce qu’il faut comprendre c’est que la survie de centaines de millions d’euros investis pendant 10 ans pour des filiales fermées, une usine qui a ouvert y’a 6 mois et une boite qui fait le CA d’un coiffeur, est conditionnée à la 3e phase de série D (70-130M€). Même Star Wars 9 ça paraissait moins forcé… Au programme :

  • Deux investisseurs qui auraient promis 50M€ chacun ;
  • 10M€ de Bpifrance sous condition de trouver au moins autant ailleurs.

Tout ça pour éviter que la boite n’ait plus un radis dès le mois d’aout.

Et c’est donc le grand retour d’Hélène Bourbouloux. Perso, à force je lui aurais fait payer une partie du loyer.

Le 5 juillet, au lieu de lire ma newsletter sur Blast comme font les bonnes gens, elle obtient le report de certaines créances et l’abandon d’autres.

Mais durant l’été, le fonds singapourien qui s’était positionné sur la levée jette l’éponge, même si les actionnaires actuels avaient accepté de remettre au pot, offrant une splendide illustration du biais des couts irrécupérables.

Ce qui nous amène donc à la demande de procédure de sauvegarde suscitée, largement relayée dans la presse, et qui m’a conduit à enquêter, et qui vous a conduit à lire (pour ceux qui se sont pas déjà barrés).

L’objectif ? Toujours pareil. Gagner du temps pour aller chercher du pognon qui donner un peu de sursis.