Comme à peu près tout le monde, mon compte LinkedIn a plus de 10 ans (2009), et je passais par là tous les 2 ans pour envoyer un CV. Je ne publiais rien parce que… bah… euh, pourquoi faire ? Tout juste une publication en 2019 pour un hommage suite à la mort de mon ami Jacky Henser, premier professionnel du cinéma à m’avoir fait confiance, et qui m’a soutenu pendant 15 ans.
Puis j’ai écrit quelques posts pour analyser des trucs que j’aimais bien : mon arrivée chez Matera (en tant que client), des petites blagues, etc. Mais c’est quand j’ai analysé la levée de fonds de Bricks que j’ai commencé à recevoir beaucoup de messages.
Fin 2022 j’ai commencé à faire quelques expériences, et sur les conseils du plus brillant (et drôle) des créateurs, j’ai commencé à écrire plus.
Et quand j’ai décidé de lancer mon entreprise fin mai, j’ai voulu utiliser LinkedIn comme levier d’acquisition.
Alors : quel est le bilan réel ?
Note : pour que ça puisse éventuellement te servir également, je mettrai mes enseignements / conclusions après chaque chiffre de cette façon :
Mon enseignement trop cool.
Pour la première fois, j’ai eu une réflexion sur ma stratégie LinkedIn : je l’avais déjà eue pour des clients, mais jamais pour moi. Mais néanmoins avec un problème : une ligne éditoriale paradoxale.
Mes clients (prospects à l’époque) sont des acteurs de la finance, de l’épargne, de l’immo et du web3. La quasi-totalité a des connaissances supérieures aux miennes : ce n’est pas à eux que je vais expliquer le lien entre taux directeur de la BCE, et taux nominal d’un crédit immo.
À l’inverse, ceux qui me suivent sont loin de ça, et ce que j’aime c’est rendre intéressant et accessible ces notions abstraites mais qui impactent notre quotidien. Je savais que je ne voulais pas faire d’éducation financière, parce que beaucoup le faisaient déjà très bien (genre Nicolas Decaudain ou Guillaume Simonin) et que ce n’est pas ce que j’avais envie de raconter.
Donc la réalité est plus brute : j’y suis allé en tâtant.
Parce que je vends des prestations de branding, je voulais montrer que ça pouvait avoir un vrai impact. Et surtout prouver que le branding c’était pas uniquement un logo et 3 couleurs, mais un ensemble de codes, de messages, de design, d’écriture, etc.
👉 J’ai expliqué ici mon travail graphique et visuel.
Mais pour résumer je voulais travailler l’aspect graphique, et qu’il soit cohérent (d’où le liseré + visuel pixel / propaganda art), avec pour inspiration les unes percutantes de Libé.
Puis j’ai adopté plusieurs éléments à l’écriture :
En gros : je veux que les gens m’entendent parler.
J’ai reçu des dizaines de messages sur mes visuels (sur la qualité, sur les titres, sur la constance, etc.) : donc ça fonctionne
La moitié des demandes entrantes que j’ai pour de la gestion de compte LinkedIn comporte la notion de branding, de constance, de DA, etc.
Pour sortir 5 à 6 posts par semaine, je passe encore 2 à 3H / jour. Un bon tiers pour la production réelle (recherche, veille, écriture, visuel, etc.), et un petit tiers pour interagir avec les autres.
Cet été j’ai recycle 1 à 2 posts par semaine, c’est-à-dire que j’ai rapidement réécrit les publications qui avaient les mieux marché en début d’année : je n’ai reçu aucune plainte. La plupart de mes abonnés n’étaient pas là, et sans doute que les autres avaient déjà oubliés. C’est un vrai gain de temps.
50% de la réussite de ton compte c’est ta capacité à interagir avec les autres
Fixe-toi tes objectifs réalisables : 1 à 2 publications par semaine c’est déjà bien