Les classements ont toujours existé. Qui a fait le meilleur film de l’année ? Qui a écrit le bouquin le plus cool ? Qui a couru le plus vite ? Qui a le mieux servi des burgers ? Qui a fait le plus la paix dans le monde ? Et j’en passe, et pas que des meilleurs.
Historiquement, les classements servent à deux choses.
Le premier est surtout utile pour la personne. Alors, certes, être champion olympique du 100m amène des sponsors et de l’argent. Mais c’est plutôt la gloire qui est célébrée. À l’inverse, la liste du Time ou celle des merveilles du monde sert principalement à distinguer des gens afin de proclamer au monde entier : « Regardez, ces gens sont intéressants ».
Plus le prix est prestigieux et reconnu, plus les conséquences seront importantes. Par exemple, un prix Nobel rapporte 11M de couronnes, soit 950K€, mais c’est surtout un énorme accomplissement. Cela dit, il arrive souvent en fin de carrière, à l’inverse d’une Médaille Fields qui récompense souvent des chercheurs plus jeunes, leur offrant alors de nombreuses opportunités de subventions.
Dans la culture, certains prix ont un impact rapide sur les ventes. C’est souvent le cas des films palmés à Cannes (moins aux César ou aux Oscars qui arrivent bien après l’exploitation commerciale). En littérature, les Goncourt, Renaudot ou Fémina sont d’énormes accélérateurs. En moyenne, un Goncourt se vend autour de 508K exemplaires. Et c’est rarement en dessous de 400K.
Parce que ces classements mettent en lumière un produit ou une personne, ils leur confèrent une caution et sont donc un facteur de choix.
Mais est-ce vraiment fiable ?