Alors, est-ce que la levée de Galeon est illégale ? Probablement pas. D’autant qu’on a déjà un peu trop payé d’avocats depuis 2 ans. Mais comme une bonne grosse partie de ce qu’on refile au retail en faisant croire que c’est de l’accessibilité ou de l’éducation financière, elle pose question. Et elle doit faire réagir les régulateurs.
Sur la position de Guillaume Pley. Qui depuis bientôt deux ans fait la promotion plusieurs fois par mois de produits financiers, avec des claims très problématiques. Y compris d’acteurs régulés. Et l’ARPP, et la DGCCRF, et l’AMF, et l’ACPR ont fait des rappels sur le sujet des communications de produits financiers via des influenceurs. Mais Pley s’en bat les reins.
Sur la position de Matthias Baccino. S’il est vrai qu’il n’est plus patron d’une boîte régulée, et que dans cette communication, les risques et les mentions publicitaires sont globalement mis en avant, Baccino matraque internet depuis plusieurs années avec une communication outrancière et très problématiques, à l’image de la publicité actuellement diffusée dans le métro pour son bouquin.
Parce que sous couvert d’une prétendue éducation financière, l’ex-patron de Trade Republic en France puis en Europe, a surtout promu de très nombreuses campagnes minimisant risques parfois avec des briefs sans mention publicitaire. Et qu’on ne peut pas dire qu’on veut éduquer les gens, en utilisant la richesse comme argument principal.
Comment expliquer qu’autant de prises de paroles puissent avoir lieu depuis des années sans le moindre rappel à la loi ou convocation, à défaut de sanction ? D’autant qu’ils ne sont évidemment pas les seuls. Et qu’à aujourd’hui, ces gens sont probablement capables de faire plus de souscription que n’importe quel neuneu planqué à Dubaï après avoir fait le mariole à la téloche.
Enfin, parce que derrière tout ça, il y a la réglementation. A l’instar du législateur, qui invente une loi à chaque fait divers, au lieu de se demander pourquoi on n’a pas appliquer les 350 précédents, les régulateurs se cachent beaucoup trop la protection et l’information, comme les influenceurs derrière l’éducation financière.
La réalité, c’est qu’un DIS de 85 pages ne protège que celui qui l’écrit.
Et la réglementation ne protège que ceux qui l’ont validé.
Le retail lui, se contentera de constater les dégâts au prochain retournement de marché.
Frédéric Da Ros n’a pas pu être joint.
Sollicités à plusieurs reprises, Loïc Brotons et Matthieu Gueniffey n’ont pas répondu.
Manuel Diaz, patron d’Influx, et Matthias Baccino n’a pas pu être joints... parce qu’ils m’ont bloqué.