La promesse du club Hakisition est finalement proche de celle de Blast, dans le sens où l’histoire mêle l’investissement et la dimension communautaire. D’ailleurs, Blast (aussi bien dans ses communications judiciaires contre moi que lors d’échanges moins tendus) insiste fortement sur le club en tant que service à part entière, à base d’évènements, de communauté qui parle, etc.
Ce qui s’entend d’une certaine manière. Mais posons la question différemment :
Est-ce que les mêmes personnes seraient prêtes à payer 1000, 3000, 5000 € uniquement pour le club ?
Est-ce que l’investissement n’est pas la finalité ultime de l’abonnement, et les services du club ne sont, en réalité, qu’annexes ?
Pour ma part, j’ai toujours pris la deuxième solution, et donc considéré que l’abonnement devait être inclus dans les frais, non seulement parce qu’il est la raison du paiement initial, mais surtout parce qu’il est la condition sine qua non pour investir.
Pour Hakisition, Benotmane parle d’accompagnement stratégique, de vidéos, de formations, ou explique faire venir des experts autour de quatre axes : immo, franchises, startups, terrains.
« Hakisition, c’est intégrer un cercle d’élite qui évolue et apprend ensemble pour atteindre un niveau d’excellence inaccessible seul. »
Un positionnement qu’ont également repris Eric Larchevêque et Nathan Benchimol pour Day One, bien que le modèle économique soit plutôt orienté sur les commissions sur des produits, et moins sur la structuration de deals.
Interrogées, plusieurs dizaines de membres1 confirment avoir été séduits par le club, en tant que club, en plus de l’investissement. Ce qui amène à plusieurs grandes conclusions :
On ne peut donc pas réduire Hakisition à une simple comm’ purement communautaire, ou uniquement auprès de gens qui n’auraient pas eu les moyens et à qui on aurait vendu un rêve qu’ils ne comprenaient pas. Mais plutôt à un mix de gens convaincus par le positionnement et le storytelling (mensonger) de Benotmane.
De quoi collecter entre 3 et 8M€2, rien qu’en abonnements.