Mais en février, alors que la série de sociétés semble concerner la structure et que celles des opérations n’arrivent que bien après, une bien étrange société est créée : HKGroup Global Ltd10. Le siège du 71-75 Shelton Street est bien connu, c’est une domiciliation qui était d’ailleurs celle de la holding où se planquait le président de la nouvelle plateforme de Laurent Villa, où Laurent Villa ne serait pas dedans.
Une société avec un capital de 150M£, où les noms d’Hakim Benotmane et Naji Wissame apparaissent…
Sauf que ces 150M£ n’existent pas. Pas un penny n’a été versé. Le document d’incorporation l’indique noir sur blanc : « Amount paid: 0 ». Tout le capital est « unpaid ».
C’est légal au Royaume-Uni, mais c’est surtout une technique bien connue pour gonfler artificiellement l’apparence de solidité financière d’une structure. Sur le papier, HKGroup Global Ltd. affiche un capital qui ferait pâlir bien des ETI françaises. Dans les faits, la caisse est vide.
À la tête de tout ça, une certaine Lauma Katrina Abolina, Lettonne de 27 ans, déclarée « businesswoman » et résidente en Lettonie. Elle est à la fois l’unique actionnaire, l’unique directrice, et la « Person with Significant Control », autrement dit elle contrôle tout. Benotmane et Wissame, eux, sont relégués au rôle de « company secretaries », fonction administrative qui en droit britannique n’implique pas de responsabilité opérationnelle directe. Tout en déclarant une adresse en Lettonie.
Pourtant, Wissame Naji déclare habiter aux EAU dans un autre document de février 2025, puis en août 2025 il donne une adresse à Madrid, où il a également domicilié une autre entreprise, SC Influnz Ltd., où il déclare désormais être un résident habituel.
Quant à Benotmane et Abolina, ils ont mystérieusement disparu de la société en seulement quelques semaines. Et le pseudo-capital de 150M£ n’aura jamais été payé.
Note 01/12/2025 8H50 : Wissame Naji précise que « cette société avait été créée dans l’optique d’une éventuelle association, mais cela n’a finalement jamais été concrétisé. »
Mais intéressons-nous aux divers projets d’Hakisition, et commençons par Empire. Ce projet est l’un des premiers présentés par Hakisition, peu après que Benotmane a raconté à plusieurs reprises avoir construit plus de 800 villas au Maroc, expliquant qu’il a multiplié les achats de terrains. Dans une vidéo de clarification il y a quelques semaines, Benotmane a finalement donné une autre explication :
« On a des terrains. J’ai des terrains à titre personnel. J’ai des terrains avec des associés. Et on prend notre temps. »
Cette précision, que les terrains lui appartiendraient, n’a jamais été évoquée jusqu’ici, alors qu’elle est essentielle. Parce que le premier projet Empire Real Estate présenté aux membres parle d’un programme de 24 villas sur 24 mois, pour un bénéfice de 1,4M€. Toujours sans la moindre présentation des risques.
Le prévisionnel parle notamment d’un coût de revient de 400K€ par maison, terrain inclus. Sachant qu’Hakisition prend 50 % du bénéfice de 1,4M€, en plus des frais habituels, ça serait un gigantesque conflit d’intérêts si tout ça était construit sur des terrains où Benotmane prendrait en plus une plus-value. Et c’est surtout un énorme conflit d’intérêts qui, a minima, devrait être annoncé.
Quant aux prix annoncés, un agent immobilier basé à Marrakech, pour le compte d’une grande agence immobilière de luxe, parle d’un prix « étonnamment bas ».
« 500K€, c’est vraiment les premiers prix chez nous. Et on est au minimum à vingt minutes du centre, et généralement bien plus loin, surtout pour ce qui semble être du trois chambres. D’autant plus si on parle de finitions de standing. »
D’autant que selon plusieurs informations concordantes, le terrain serait plutôt proche de Tahanaout, donc à près de quarante minutes de Marrakech.
Un marché qui, selon un autre expert local d’une autre agence, est « particulièrement bouché ». Selon lui :
« Construire un tel programme en vingt-quatre mois, c’est déjà ambitieux. Mais faire croire qu’on peut faire plus de vingt ventes, même en VEFA, sur la même période, c’est un mensonge. Aucun agent local ne dirait un truc pareil. »
Benotmane, lui, ne se gêne pas.
Pour monter ce projet, Benotmane s’est associé avec Mathias Guetat, un agent immo qui rêve de luxe, de gloire et de lumière, qu’il a satisfait jusqu’ici en se faisant appeler Jean Gatsby sur Instagram (en référence à F. Scott Fitzgerald), en participant à l’émission télé Proprio À Tout Prix, ou en utilisant des termes pompeux comme « international realty » ou « luxe ». En réalité, ce wannabe Kretz, passé un temps chez Sotheby’s, a toujours déposé ses comptes avec mention de confidentialité, et donc n’a jamais dépassé 350K€ de bilan. Pas vraiment la référence mondiale de l’immo de luxe qu’il croit être. D’autant qu’il semble surtout traîner des mandats non exclusifs qui peinent à se vendre, comme ce chalet à 9M€ à Mégève qui est passé chez au moins trois agences avant lui, et qu’un agent de luxe m’a confié avoir refusé de prendre parce qu’il était « surcoté ».
Mais ce que lui a promis Benotmane l’a fait rêver. Et même vriller selon un de ses proches, qui confirme qu’il a « eu des rêves de grandeur et a toujours été fasciné par ses amis millionnaires ». Selon cette personne, l’agence de Guetat serait en réalité mal en point, et aurait même du mal à payer au moins un de ses partenaires, et il aurait commencé à être fasciné par Hakim et par ses promesses :
Ce que semble confirmer le site d’Empire.
Pourtant, en Indonésie comme en Thaïlande, un étranger n’a pas le droit de posséder un terrain. Pas via une société détenue par un étranger. L’Indonésie permet des baux emphytéotiques, sur lesquels se jettent nombre de vendeurs de rêves qui promettent la fortune à Bali. Ce que ne permet pas la Thaïlande.
Un projet d’autant plus étonnant que la Thaïlande connaît une double crise massive, du tourisme d’une part11, et de l’immobilier d’autre part12, notamment à Phuket où le stocke ne se vend pas13. Précisément l’endroit où Hakisition prétend investir.
Reste que le projet a séduit Mathias Guetat, décrit plutôt négativement par un membre de sa famille :14
« Connaissant Mathias, il est le parfait pigeon. Il voit les promesses de richesse et boit ses paroles. C’est comme si Hakim était son gourou d’une certaine manière. J’ai connu pas mal d’escrocs et je pense que Mathias est juste une victime. Il n’a pas l’intelligence qu’il faut pour ça. »
Mais Benotmane sera tellement satisfait de Guetat qu’il lui confiera un temps la vente de son appartement de 80 m², rue de la Gare à Luxembourg, affiché près de 700K€, où sont logées la plupart de ses sociétés locales.
Toujours invendu à ce jour, il est désormais affiché à 590K€ chez un agent immo luxembourgeois. L’annonce indique qu’il serait aujourd’hui occupé par « deux colocataires », pour 2200 € CC.
Reste qu’Hakisition aurait réussi à lever au moins la moitié des 2M€ espérés pour l’opération15.
Legal Sociedy est particulièrement intéressant. Son pitch deck est une masterclass de bullshit avec le fameux : le marché pèse X, on va prendre X%, donc on est une licorne.
De quoi faire 60M€ de CA « à terme » et un EBITDA de 40M€ pour une valo d’1G€ à dix ans. Ou 76M€, selon une autre projection, trois pages plus loin.
Tout en prenant 1% du marché, quand les concurrents sont, selon un document de due diligence : DocuSign, YouSign, Onfido ou Jumio.
Tout ça, comme sur le site internet, sans la moindre notion de perte en capital ou d’illiquidité.
De quoi, selon la communication du site d’Hakisition, atteindre une valo cible d’1G$ en vingt-quatre mois.
Benotmane est pleinement associé dans la société, aux côtés de Florent Martin et de Robert Sanna, un dev anciennement basé à Londres qui a eu une éphémère carrière dans les NFT et la crypto, et qui quittera très tôt le projet en octobre 2025. Tout comme Mohamed El Mourabit, qui quitte l’entreprise fin octobre 2025, quand l’affaire devient médiatique.
À aujourd’hui, Legal Sociedy se limite à un site, dont le domaine a été enregistré en décembre 2024, qui ne marche pas, sans mentions légales, alors que c’était censé être une des promesses de l’entreprise.
Page A propos du site
Mais peu importe : Hakisition veut lever 3M€ et sort l’artillerie des jolis mots de deck avec « reconnaissance faciale », « blockchain » et « intelligence artificielle » pour conclure à un « verrou technologique inédit ». Dont on peine encore à comprendre l’origine après trois decks et un audit de cinquante-cinq pages.
Parce que oui, un audit « strictement confidentiel » est envoyé aux membres, donc on se demande bien qui a pu l’écrire. Dès la septième page, il est question d’une « automatisation complète d’une société de référencement Google », dont je suis bien incapable de dire ce que ça voudrait dire, dans laquelle Google serait « associé au capital ». Et en slide 8… eh bah la même chose.
Ce qui ressemble vachement à une trame chourée on ne sait où, où une question à la deuxième personne est répondue à la troisième.
Parce qu’en réalité, l’audit de cinquante-cinq pages, dont le titre est quand même « due diligence financière », n’est que le deck initial en inutilement long, et ne comporte pas la moindre trace d’un audit financier. Ni même le moindre track record financier. Ni même un BP.
Tout ça pour arriver sur un deal avec 3M€ recherchés pour une valo pré-money de 3M€ et 50 % des parts, soit post-money 6M€. Ce qui n’a aucun sens : aucune boîte ne cède 50 % de ses parts en preseed.
Le tout pour une coquille vide au Royaume-Uni, dont le site indique que la société serait opérée par LOV Company, l’ancien nom de HK Club, propriété personnelle de Benotmane.
Avec comme argumentaire
« Ce choix juridique nous permet de bénéficier d’un environnement réglementaire plus agile, favorable à l’innovation technologique, tout en respectant scrupuleusement les normes françaises et européennes en matière de conformité et de protection des données. En résumé : siège stratégique à Londres, mais service local conforme au droit français. »
Pour faire la promotion de la société, Benotmane utilise là encore ses podcasts avec WissNJ, où il va parler du vol de sociétés. Une histoire qu’il va redérouler le 22 novembre dernier avec l’étonnant avocat John Arditi. Certes, de loin, il s’agit d’un énième mec mal conseillé qui parle tout seul devant une caméra pour faire croire qu’il est invité dans des podcasts, mais qui surtout, sous couvert de cours d’éloquence, a une diction ridicule qui n’est pas sans rappeler les œuvres les plus sombres de Louis Sarkozy16. Le podcast renvoie vers un tunnel de vente incompréhensible qui permet de recevoir on ne sait quoi, sur hakimbenotmane.com, et dont le footer montre qu’il a été créé par WissNJ.
En octobre 2025, quelques jours après la levée, Florent Martin s’est enregistré en tant qu’autoentrepreneur en France.
2M€ sur 3 auraient été levés17.
Le deal est présenté avec la plupart des autres, au tout début de l’été 2025. Le problème, c’est que l’entreprise qui doit recevoir les fonds, au UK comme toujours, n’a été créée qu’en septembre 2025.
Dans le projet, on retrouve associé à Benotmane François Cardaci, qui a été autoentrepreneur pendant trois ans, visiblement en location de bateau. On retrouve encore aujourd’hui la trace de quelques annonces, comme ici sur Samboat.
Il se trouve justement que, selon les informations communiquées aux membres, l’opération consiste en l’achat de l’exploitation d’un Sunseeker Superhawk 48.
Mais là où c’est intéressant, c’est que le bateau en question appartiendrait (ou a minima serait déjà exploité), selon une source portuaire… à Lovel Invest Sàrl. Une société luxembourgeoise déjà mentionnée dans le premier épisode, directement liée à Hakim Benotmane.
Une information d’autant plus crédible que si l’annonce Samboat est au nom de François Cardaci, le compte a été créé le 2 juillet 2025, quelques jours avant l’annonce de la levée, mais il a surtout été créé au nom d’une entreprise : Lovel Invest Sàrl. Toujours.
Cela dit, l’opération paraît bien étrange. Parce que dans l’opération présentée, le montant recherché est de 450K€ pour une valo cible de 1M€ dans vingt-quatre mois à 21% par an, soit environ 680K€. Ce qui impliquerait que le club prenne donc 66 % des parts.
Mais ce qui est bien étrange, c’est que ce type de bateau vaut autour de 150-200K€. Pourquoi donc lever autant ?
Mieux : depuis quelques jours, ce bateau, avec exactement les mêmes photos, est à vendre pour 125K€. Une « bonne affaire » selon un connaisseur nautique. Et qui ressemble vachement à une manière de se débarrasser rapidement d’un actif.
Extrait de l’annonce
Photos présentée par François Cardini pour la location
Le même LeBonCoin qui a mis en vente le bateau vend également un Princess V50 qui, selon une autre source, serait en réalité la propriété de Cardaci. Serait-ce son compte ? Celui d’un broker ?
Ce même François Cardaci, qui en septembre 2025 a créé la société IA Solution Investi Group LLP18, avec Jenna Arbia, située au fameux 35 Firs Avenue à Londres, alors que lui habite un appartement d’une modeste construction collective près du CHU Simone Veil de Cannes. À tout juste un kilomètre de chez Chloé Albertini dont on avait longuement parlé ici.
450K€ ont été levés dès le lancement en juillet 2025… pour une société qui n’a été créée que le 1er septembre suivant.
Communication officielle aux membres d’Hakisition
S’il est difficile d’être formel sur les opérations exactes qui ont eu lieu entre juillet et novembre 2025, il semble évident qu’il y a un nombre important de conflits d’intérêts non déclarés, et un transfert d’actifs entre des sociétés qui ont les mêmes bénéficiaires.
L’opération (à 5M€) dit sans embarras qu’elle a été cofondée par Benotmane, et se présente comme une énième solution pour restaurants et autres centres de profit, pour centraliser tout, des caisses aux RH. Une idée qui aurait germé du brillant cerveau d’Hakim « à la tête de plus de 100 restaurants » et qui ouvre la « possibilité d’une licorne » pour seulement 5M€ pour cette série A. Sans le moindre détail financier. Pour un produit soi-disant lancé en 2018, dont on peut alors s’étonner qu’il n’ait pas le moindre CA, proposé par un « binôme multidisciplinaire ».
Mais alors, qui est le deuxième, qui n’est pas cité dans la présentation ?
Eh bien la réponse est probablement dans une ancienne application de caisse, Fitfit Stock, présente sur l’AppStore, développée par Finlux Development, effectivement sortie en 2021, dirigée par Benotmane depuis 2019.
Une entreprise qui a soudainement vu arriver un associé en avril 2025.
Bénéficiaires effectifs de Finlux
Mais qui est donc ce mystérieux minoritaire19 à 20% ? Eh bien il s’agit de Kevin Valfrin. Et alors là accroche-toi bien. Parce que Valfrin, planqué à Dubaï, est lui aussi à la tête d’un pseudo club business, Exaku, proposant des rendements délirants avec des méthodes qui frôlent les dérives sectaires, et dont l’excellent Miicode a démontré cet été qu’il avait mis en place une Ponzi20, sans doute possible.
D’ailleurs, Valfrin et FitFit font partie de la stratégie de Benotmane depuis au moins 2022, comme le montre cet énième document destiné à lever des fonds.
Dans ce document, où il est question de 6M€ de CA grâce à 71 franchisés, et un espoir à 25M€ de CA avec 341 franchisés, bien loin des 100M€ fantasmés dans la presse, il est déjà question d’« une solution digitale complète au service du gestionnaire du restaurant et de la franchise ».
D’ailleurs, si les sites fitfitsolution.com et fitfit.io ont été enregistrés, les applications Fit Fit Stock et Fit Fit Caisse ont été mises sur l’AppStore en décembre 2022, au moment des wannabe levées, et auraient été développées en partie par Kevin Valfrin et sous-traitées à Ludovick Destin, développeur.
Présentation de la solution à un des investisseurs
Il s’y compare avec Zelty, SumUp ou Wynd, et annonce 80 restaurants avec 2000 € de MRR, soit 25 € par restaurant, et espère avoir 3M€ via 1500 points de vente en 2028. Soit 2000 € par point de vente. Dans un marché ultra saturé de la gestion de caisse.
Une personne qui a assisté à la présentation à l’époque qualifie Benotmane, ayant pourtant géré plusieurs restaurants, de « complètement déconnecté » de la réalité du métier.
« Il est venu nous voir pour présenter un software, alors que la majorité de ces commerces cherchent aujourd’hui plutôt du hardware intégré type Tabesto ou Innovorder. Alors même qu’il n’avait visiblement pas réussi à l’intégrer dans ses propres restaurants. […] Tout en se comparant à SumUp dont le métier est centré sur le paiement. »
À l’inverse, quand en 2023 il cherche à lever des fonds via Rochefort & Associés, FitFit a complètement disparu, alors que la présentation détaille toutes les activités sur soixante-sept pages. Y compris dans les services vendus aux franchisés.
Extrait de la présentation de la banque d’affaires
Ah, au passage, et juste pour le plaisir, voici les chiffres (non audités) présentés aux investisseurs, bien, bien loin des centaines de millions fantasmés.
Extrait de la présentation Rochefort & Associés
Si le projet semble bien avoir été relancé, comme semblent le montrer des mises à jour récentes courant 2025, le développeur déclaré des applications sur l’AppStore est Finlux Development Sàrl… toujours à la même adresse rue de la Gare, toujours dirigée par Benotmane.
Toujours courant 2025, Benotmane a cédé 20 % des parts de Finlux à Globodai Group21, la holding de Valfrin, en indiquant que la cession aurait eu lieu mi-2021. Cette même holding dirige notamment Globodai Software/Arcadia Web, initialement créé en août 2021 sous le nom de Tallens, et dont Destin possède 20% des parts.
Par ailleurs, plusieurs indices laissent à penser que Globodai a également créé le site de Legal Sociedy. À commencer par le fait que les rendez-vous du site se font sur une URL au nom de Globodai.
La levée correspond probablement à l’entreprise Fit Company Europe LLP, où Florent Martin, développeur, est bien associé. On peut d’ailleurs s’étonner qu’il s’agisse d’une nouvelle société alors que l’activité existerait, selon les dires de Benotmane, depuis un moment.
Moins de 700K€ aurait été levés22.
Capture d’écran du site fitfitsolution.com aujourd’hui offline.
Ici, il s’agit de lever 3M€ pour des salles de boxe, dites « prime », business présenté dans le deck comme « réinventé, rentable et scalable ». Bien que ce ne soit pas vraiment ce que disent les santés des gros acteurs du secteur fitness.
Là encore, il est juste question de lignes Excel et d’un BP sans intérêt. Parce qu’en réalité, Benotmane est un bon théoricien, qui sait mettre en avant de jolis chiffres, surtout à des gens qui n’y comprennent rien, mais a oublié qu’une bonne entreprise, c’est surtout un bon dirigeant qui sait déployer et mettre en place. En réalité, Fit Boxing, c’est à l’image des dizaines de marques qu’il avait imaginées pour son pseudo-empire qui n’a jamais existé. Oui, il y a un marché pour le sushi, oui il y en a un pour les noodles, et oui ce n’est pas compliqué d’ouvrir un resto et de pomper la carte d’un autre. Le problème, c’est qu’il faut le faire. Un par un. Puis structurer. Puis tenir l’opérationnel. Puis mettre les bonnes personnes.
Ce que Benotmane est incapable de faire.
Parce qu’il préfère s’entourer de gens moins brillants (c’est dire) que lui, afin de se mettre en valeur. C’est assez frappant de voir son entourage direct et les gérants du club naviguer dans des domaines qu’ils ne maîtrisent absolument pas.
Et parce qu’en réalité, on retrouve Fit Boxing depuis plusieurs années dans les super idées que Benotmane cherche à se faire financer.
Extrait d’un email écrit par Benotmane, adressé à un partenaire financier qui ne donnera pas suite
Ce qui laisse songeur quant à la capacité d’atteindre les chiffres délirants annoncés.