En 2023, c’est Courtepaille qui arrive sur le marché. Bertrand et HIG, encore eux, se battent avec La Boucherie, et soudain, Benotmane sort du bois54 malgré la situation financière, disons précaire, qu’on connaît maintenant. Accompagné par Rochefort & Associés, il met BG Capital sur le coup.
Le dossier est un peu serré, parce que Courtepaille avait été rachetée seulement trois ans plus tôt par le fonds anglais TDR, et vu l’échec, le tribunal va regarder de près, avec comme axe majeur, comme toujours, de sauver les emplois et d’éviter que les AGS payent.
Benotmane met le paquet : il faut reprendre la quasi-totalité des restaurants, expliquant poser 25M€, soit 10 de plus que l’argent qu’il n’avait déjà pas pour Quick.
Mais finalement, La Boucherie remporte la mise. Parce qu’à l’audience, le président lâche une bombe : Benotmane est en interdiction de gérer depuis plusieurs mois. Un témoin de la scène décrit le visage décomposé de honte de Benotmane.
Début 2024, Benotmane revient sur cet échec55, expliquant qu’il voulait en faire une chaîne halal.
« Faillite, les gens comprennent comme « t’as plus de thunes », c’est pas ça. »
La juge lui aurait alors dit que sinon, il aurait eu l’affaire, et surtout qu’il n’était pas au courant. Ce qui est faux, puisqu’il était présent à l’audience, et qu’il a fait appel avant même d’avoir été notifié du jugement.
Mais il insiste à plusieurs reprises sur le fait que ce serait une entreprise qu’il aurait vendue en 2014.
« Tu regardes, garant… T’as vendu une entreprise y’a dix ans, et elle a fait faillite… Ça peut aller vite. Heureusement, j’ai pris connaissance et je me défends en appel. »
Sauf que :
L’entreprise n’a jamais été vendue et lui a toujours appartenu ;
L’interdiction a été confirmée, bien que réduite, en appel.