💥 Zero Bullshit
Chapitre 08

L’embrouille des TPO

Bien que ça soit interdit, il existe plusieurs fonds d’investissements, notamment en Espagne et au Portugal, qui investissent sur les droits sportifs des joueurs. Ces TPO (third-party ownership) ont gagné en visibilité en 2016… lors du scandale fiscal des Football Leaks.

L’idée de base c’est d’aller chercher de l’argent en dehors du club pour payer un transfert, puis de se partager les bénéfices. La FIFA a interdit la pratique en 2015.

Le plus connu s’appelait Doyen Sports. Planqué à Malte (pour le climat, sans doute), il co-investissait dans des clubs et des joueurs, en allant cherchant des l’argent souvent trouble (le co-fondateur est issu de la mafia kazakho-turque), et en reversait une partie aux joueurs aux Îles Vierges Britanniques.

À l’occasion des Football Leaks, on a notamment appris que Cristiano Ronaldo avait planqué 150M€ grâce à cette méthode.

Mais il existe d’autres manières d’investir sur les joueurs :

  • Le bridge-transfert : au lieu de faire Club A → Club B, le joueur va faire Club A → Club B → Club C. Cela permet d’ajouter des commissions intermédiaires ou de passer par des pays à la fiscalité plus avantageuse. Deux clubs français ont été condamnés en 2021 pour ça6.
  • L’obligataire : le club emprunt auprès d’un fonds l’argent nécessaire. XXIII Capital est intervenu à plusieurs reprises sur des transferts importants7 alors jusqu’à servir de sorte de chambre de compensation entre les clubs.
  • La billetterie : plusieurs clubs ont adossé des titres financiers à des recettes directes, permettant de reproduire l’effet d’un TPO mais sans la garantie de propriété.
  • Le floting charge : sorte d’hypothèque où la valeur des droits économiques d’un joueur est déposée en collatéral pour garantir un prêt.

Et sans doute tout un tas d’autres dont on n’a pas encore connaissance. 😎