Le fait qu’un joueur n’ait pas de prix a un autre avantage, qu’explique Grégory Schneider :
« Je peux acheter un joueur un million, et le revendre cinq, alors que c’est un tocard ! C’est un terrain miraculeux pour blanchir de l’argent. »
Sans aller jusqu’à l’extrême mexicain, et son championnat corrompu ou des joueurs sont assassinés par les cartels3, le financement des transferts pose question.
Le milliardaire russe Roman Abramovitch, dont les avoirs sont gelés depuis 2 ans, est propriétaire de Chelsea. Club dans lequel il a injecté 1.2mds€ de sa fortune bâtie sur privatisation des énergies fossiles en Russie.
Plus étonnant, le milliardaire est proche de Pina Zahavi, influent agent israélien qui a facilité la vente de Chelsea, mais également de Portsmouth à Michael Eisener (ex-patron de Disney et Paramount). Mais Zahavi est surtout LE maître du football des Balkans.
En juin 2015, Cristian Manea a joué 5 matchs avec le FC Viitorul Constanta, club roumain sans palmarès national. À la surprise générale, son transfert pour Chelsea est annoncé pour 3M€4. Sauf qu’il est en réalité acheté 2.5M€ par l’Apollon Limassol, un club chypriote… qui va le prêter à Mouscron (en Belgique) sans jamais mettre à Chypre5. La réalité est plus prosaïque : une société maltaise va récupérer 40% du transfert.
Pourquoi l’obscur Royal Excel Mouscron ? Eh bien à la même date, Gol Football Malta vient de racheter le club à Losc. Et ce fonds… c’est celui de Pini Zahavi. La FIFA annule la vente, et c’est Latimer International Ltd qui rachète le club. Rien à voir avec Pini, puisque ce trust maltais est dirigé par Adar Zahavi, son neveu.
« Je me suis retrouvé avec un effectif de 55 joueurs dans l’équipe B de Mouscron. Il y avait des Portugais, mais surtout des Serbes et des Croates. La plupart d’entre eux ne faisaient que passer. » raconte Florian Delestrain, joueur au club à l’époque.
Si personne n’en dit rien dans nos pays « footballisés », ce n’est pas le cas en Norvège. Après avoir signé à Manchester City, propriété émiratie, la star norvégienne Erling Haalang a été froidement accueillie par des banderoles dans son pays natal.
IL JOUE POUR L’ARGENT SALE DU SANG