💥 Zero Bullshit
Chapitre 04

Une spécificité européenne

Ce cas n’aurait jamais été possible dans une des ligues majeures américaines, notamment en NBA où il n’y a pas de transfert à proprement parler. C’est-à-dire un joueur qui est vendu contre une somme d’argent. La mutation des joueurs passe par 3 voies :

  • La draft : une loterie annuelle où on choppe des joueurs gratos
  • Les free agent : recruter un joueur sans contrat
  • Les échanges : il s’agit non pas d’échanger des joueurs… mais des contrats

La différence entre échange et transfert est de taille.

Si je veux vendre Mbappé, il faut que je trouve un zozo qui me paye le prix que je veux, et que Mbappé s’accorde avec le zozo sur ce que lui veut. Un sacré chambard.

En NBA, le contrat du joueur m’appartient jusqu’à son terme : j’en fais ce que j’en veux. Le contrat reste d’ailleurs au nom du club qui l’a signé, ce qui créé parfois d’étranges quiproquo, selon un avocat américain qui représente plusieurs joueurs français.

Cette particularité offre des scènes assez étonnantes où des joueurs sont transférés sans le savoir. Encore cette année, Josh Hart était en train de s’échauffer sur le parquet du Golden State qu’il allait affronté avec son équipe de Portland. Un de ses équipiers l’appelle : il découvre sur un téléphone qu’il vient d’être transféré aux New York Knicks quelques heures avant la clôture des transferts. Il ne jouera donc pas le match.

Pour ceux qui aiment les anecdotes, on peut se rappeler d’Enes Kanter qui faisait un live sur internet, alors que des centaines de commentaires lui expliquent qu’il vient d’être transféré (chez les Knicks également). On sent la gêne sur son visage.

Et mon préf’ reste Cousins, qui apprend par un journaliste en live qu’il vient d’être transféré aux Pelicans (gros seum)… avant de faire l’éloge de la Nouvelle Orléans 😎.