Si j’écoute le mec qui gueule en haut de ma rue, c’est un zozo payé 1000 SMIC pour courir après un ballon.
Si j’en crois mon bilan comptable, c’est un actif immobilisé.
Si j’en crois l’URSAFF, c’est un salarié.
On a donc affaire à un salarié qui est également un actif (une immobilisation incorporelle, pour les plus pointus).
Le problème, c’est que cette immobilisation ressemble plus à une obligation qu’à un réel placement financier. Parce qu’un club n’achète en réalité jamais un joueur. Il paye un autre club pour le libérer de son contrat, et donc lui en offrir un autre.
Reprenons mon exemple.
Une fois que j’ai signé Mbappé et que le Real Madrid le veut, ils sont 2 solutions
Donc on pourrait s’attendre à ce que, comme une obligation, la valeur de marché du joueur chute avec le temps : mais ce n’est pas le cas. En réalité le marché se structure autour de contrats suffisamment longs pour qu’ils ne soient jamais exécutés jusqu’à leur terme.
Imaginons qu’après avoir payé 145M€ Mbappé, et lui avoir versé 115M€ (hors prime) son contrat s’arrête. J’ai plus qu’à espérer que sa venue m’ait beaucoup rapporté… Et c’est arrivé en vrai.