L’enquête elle, ne fait que commence. La maison, qui était à vendre depuis six mois, et dont une promesse de vente devait être signée, a été placée sous scellés, le temps de l’enquête et notamment pour la police puis faire des relevés.
Valentin Simonnet, l’avocat du propriétaire, parle de « minimum 6 mois voire 2 ans avant d’accéder à [la] propriété »26, et va entamer une demande d’indemnité à l’État et à Booking, arguant que la carte bancaire utilisée n’était pas au nom de la locataire et qu’aucun contrôle n’avait été fait. Sous couvert d’anonymat, un cadre de Booking m’a indiqué que l’entreprise contesterait sa responsabilité, que son service juridique travaillait déjà sur le sujet, et que son assureur, Zurich Insurance Company Ltd, avait été prévenu.
« En tout état de cause, l’assurance responsabilité civile ne couvrira pas les dommages ni au propriétaire, ni à la victime. Quant à la garantie sur les dommages, elle exclue sans ambiguïté les activités criminelles, et le litige sera entre le propriétaire et le locataire, pleinement identifiable. »
Quant au propriétaire, impossible à ce stade de chiffrer son préjudice entre les dommages dus à l’intervention du GIGN (porte cassée, vitres brisées, mobilier endommagé), à l’absence d’entretien pendant des mois, et à la perte d’activité (environ 2 500€ / mois).