Cette dernière société est l’une des raisons de la chute précipitée de Luko.
En octobre 2021, Unkle fait une levée de fonds1. À peine quelques semaines plus tard, le conseil d’administration annonce qu’une vente à Luko est envisagée. Une term sheet est signée le 18 janvier de l’année suivante, puis un accord le 15 mars qui stipule que :
Luko cherchait à lever 100M€ fin 2022, mais a échoué. Le 1er avril dernier, les titres sont donc devenus des obligations.
Luko a donc été contraint de demander une procédure de sauvegarde accélérée, incapable de faire face à ses dettes. Parce qu’elles sont colossales : 45,5M€ selon Luko en juin dernier.
C’est en réalité 57M€2 aujourd’hui selon les informations que j’ai en ma possession.
En rang 1 on retrouve 2 créanciers pour des emprunts avec garantie :
C’est d’ailleurs un problème : Triple Point a obligé Luko à nantir son fonds de commerce, ses marques, les comptes de la holding, des titres Luko Cover et des créances liées aux contrats des assurés.
BNPP lui n’a une garantie que sur le fonds de commerce.
Tant que TriplePoint n’a pas récupéré son dû, la société n’est pas transférable en l’état.
Problème, cette créance de 25,8M€ est valorisée 36M€ durant l’été. Pire : à la rentrée, BNP est monté au front pour se faire rembourser ses 800K€ et a contesté le bien-fondé du plan de sauvegarde.
Est-ce que ça aura déstabilisé Admiral au point d’annuler le deal ? Aucun proche du dossier n’a souhaité confirmer ou infirmer la moindre information.
En tous les cas, les autres créanciers dits chirographaires (j’adore ce mot), c’est-à-dire sans garantie, l’ont un peu mauvaise (genre : moi).
En rang 2 (8,2M€) :
En rang 3 (2,2M€) :
En rang 4 (10,9M€) :