💥 Zero Bullshit
Épilogue

Tout cramer. Et tout recommencer.

Les tentatives actuelles de sauvetage de MaPrimeRénov' relèvent d'une logique purement politique, déconnectée de son efficacité réelle. La FFB62 déplore ouvertement toute remise en question d'un dispositif qui constitue pour ses représentés une source de financement substantielle.

Certains politiques défendent également ce statu quo, tel un Paul Midy, député issu de la startup nation KPIsée, qui soutient tous les dispositifs finançant les startups de ses anciens collègues, au mépris des nombreux rapports qui démontrent leur inefficacités.

A l’inverse, les alternatives ont peu été testées. S’il est vrai que le CEE financent massivement, c’est principalement lié à un règlement européen sur la taxation carbone, dont on connait la limite qui frise le greenwashing parfois. Mais avec un effet parfois vertueux. Est également testé le tier-financement où des SEM locales (ou des sociétés privées) viennent compléter les dossiers. Les sept essais sont toujours en cours d’évaluation.

A l’étranger, les exemples sont rares, mais ont eu de vrais conséquences. En Allemagne, où 5,6M de logement ont été entièrement rénovés depuis 2006, avec une aide simple et lisible, ayant couté autour de 48K€ / logement. Ou aux Pays-Bas avec l’Energiesprong, dont le coît est passé de 145K€ à 70K€ / logement, mais avec seulement 10K logements contractualisés.

En réalité, le problème initial est complexe. Il s’agit de rattraper en 20 ans près de 2 siècles d’urbanisme massive, maladroite et incontrôlée, alors même que la France n’a aucune politique de la ville à long terme depuis le début du siècle, aucune politique de logement stable, et que les députés préfèrent s’écharper sur les ZFE ou les ZAN.

La situation actuelle présente d’ailleurs un paradoxe fondamental : alors que l'urgence climatique n'a jamais été aussi pressante et que les technologies de rénovation n'ont jamais été aussi performantes, le système français censé faciliter cette transition est devenu, par sa complexité et ses dysfonctionnements, l'un des principaux freins à cette même transition.

Pourtant, la réalité, on la voit. Certaines communes ne sont plus assurables. Les catastrophes naturelles surviennent de plus en plus souvent. Coûtent de plus en plus cher. Le retrait gonflement lié aux mouvements des sols argileux va couter plusieurs milliards sur quelques années. Et alors même qu’on se demande s’il fallait ou non réduire les véhicules dans nos centre villes, un glacier suisse rayait de la carte un village entier. Pas à l’autre bout du monde, dans des pays dont tout le monde se fout et préfèrent ignorer. A quelques kilomètres de la frontière franco-suisse.

Derrière les chiffres et les rapports officiels (dont on se fout à peu près autant que des copnséqeucnes climatiques de l’autre bout du monde) se cachent des millions de Français qui l, finissent par abandonner, vaincus par un système censé les aider mais qui, paradoxalement, est devenu lui-même le principal obstacle à la rénovation. Cette réalité est d'autant plus préoccupante que les objectifs nationaux de rénovation énergétique semblent de plus en plus inatteignables dans les conditions actuelles.

Une refonte profonde du système apparaît aujourd'hui indispensable. Elle devrait s'articuler autour de plusieurs principes fondamentaux :

  • Une mesure claire, fiable et constante dans le temps, opposable, et faite par des personnes formées et indépendante ;
  • Un accompagnement des travaux, lui aussi pris en charge, en l’échange de travaux dont l’impact est réel, mesurable et mesuré ;
  • Une simplification radicale des démarches administratives, basé sur une centralisation des dispositifs, peu important des couches territoriales desquelles ils dépendents ;
  • Une stabilité garantie des dispositifs d'aide sur le moyen terme ;
  • Une attention particulière aux copropriétés, qui représentent un enjeu majeur mais souffrent de blocages spécifiques
  • Un raccourcissement drastique des délais de traitement et de paiement.

Sans ces changements structurels, le risque est grand de voir la France continuer à accumuler du retard dans la nécessaire transition énergétique de son parc immobilier, avec des conséquences importantes tant sur le plan environnemental que social.

D’aucun qu’ici comme ailleurs, le coût de l’inaction sera considérable. Parce qu’une partie des ces logements ont des conséquences directes sur les émissions, quand d’autres sont dans des zones qui finiront par ne plus être habitables. Et c’est sans compter le coût sanitaire et de santé publique.

A l’inverse, la transition dans e bâtiment, comme dans tous les secteurs est un vecteur majeur d'emploi local, qui plus est, pas du tout menacé par les évolutions technologiques ni les conflits géopolitiques.

Mais la réalité on la connaît.

  • Aucun politique n’a envie de prendre des décisions long-termistes, dont les résultats dépasserait ses enjeux électoraux ;
  • Personne n’a envie de payer aujourd’hui ce qu’il devra payer plus cher plus tard ;
  • Tout le monde préfère se dire que c’est aux autres d’agir.

Et donc rien ne changera.

Chez Zero Bullshit, on parle souvent des problèmes du secteur. Mais il faut aussi proposer des solutions. C’est pourquoi nous collaborons désormais avec un partenaire spécialisé dans l’accompagnement et le financement des litiges financiers, patrimoniaux ou familiaux complexes.

Cette structure réunit un pool d’experts, adossé à un groupe solide disposant de plus de 100M€ de capital.

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