💥 Zero Bullshit
Chapitre 01

Une histoire chargée de défaites

Beaucoup de ceux qui entreprennent aujourd’hui, créent ces entreprises ou travaillent directement ou indirectement pour elles (dont moi) n’ont jamais connu l’explosion de la bulle internet. Ce mois de mars 2000 qui connaît l’apogée d’un écosystème qui ne s’est toujours pas remis du rachat d’AOL par Time Warner. En France, l’action France Télécom fait +20% sur une seule journée lors de l’annonce de l’IPO de Wanadoo. Les signaux d’alerte s’allument. Les marchés les ignorent.

Tout juste un an après, c’est l’emballement suite à la chute de plusieurs gros acteurs telco, sur fond de dettes astronomiques et de fraudes comptables. Le Nasdaq perd 145mds$ (l’équivalent de tous ses profits depuis 1995) emportant avec lui de très nombreuses entreprises d’internet. Le régulateur aura à peine le temps de se pencher sur les programmes de stock options et autres parachutes dorés qu’une nouvelle bulle est déjà en train de se former dès 2010. A son bord : le web 2.0., qui verra l’avènement de Facebook, Twitter ou LinkedIn. En 2012, nouveau krach : la gigantesque valorisation de Facebook fait s’effondrer les marchés, emportant avec elle des entreprises comme Zynga comme le business modèle était intrinsèquement lié à la plateforme de Zuckerberg.

Parce que la réalité d’une start-up, et c’est même une de ses composantes, c’est de travailler sur des projets innovants, nouveaux, souvent sur un marché immature, et de financer sa croissance sur de la dette ou de l’equity, en espérant atteindre un jour la rentabilité.

C’est précisément ce financement qui va causer la 3e crise que nous traversons. Avec la fin des taux bas et plusieurs crises bancaires, les fonds d’investissement réduisent drastiquement les injections de cash, obligeant les entreprises à réduire la voilure ou à devenir rentables plus rapidement. Et sans doute celle de Nanaba.