Si Elon Musk est au cœur de la guerre de l’IA, c’est avant tout parce qu’il joue sur tous les tableaux en même temps, et souvent en contradiction avec lui-même. Défenseur acharné de la liberté d’expression, il a transformé X en un champ de bataille idéologique où la modération des contenus varie au gré de ses humeurs et des pressions politiques. Fervent opposant aux financements publics, il a pourtant bâti une partie de son empire sur des contrats d’État, que ce soit les 15G$ de la NASA pour SpaceX ou les 10G$ de crédits carbone pour Tesla.
Mais le paradoxe ultime réside peut-être dans sa nouvelle position au sein du gouvernement Trump. À la tête du DOGE, Musk n’a jamais été aussi proche du pouvoir, avec un accès privilégié aux finances publiques et aux décisions réglementaires. Un rôle clé qui lui permet d’influencer directement des secteurs où il a des intérêts colossaux :
Et c’est sans compter l’annonce de Trump de relancer la conquête spatiale, avec Mars en ligne de mire. Pour Musk, qui rêve de coloniser la planète rouge, cela signifie que SpaceX pourrait se retrouver en position de monopole absolu sur les prochaines missions d’exploration. Autrement dit, en quelques mois, il est passé du statut d’homme le plus riche du monde, à celui d’homme d’État officieux, capable d’orienter des budgets et des décisions stratégiques pour servir ses propres ambitions.
Et si ça tournait mal ?
Entre des régulateurs débordés qui pourraient devenir encore plus impuissants, des alliances mouvantes et un Musk imprévisible, le risque est gigantesque.
Parce que si en quelques mois, Nadella, Zuckerberg ou Bezos ont retourné leurs vestes pour se trumpiser, une mouvement inverse pourrait avoir lieu également. Mais surtout, au sein même des Républicains, Musk est devenu la personnalité qui divise le plus. Même plus que Trump lui-même.
Derrière tout ça, ce n’est pas juste une course à l’IA, c’est encore plus qu’une course à l’AGI : c’est possiblement une course vers une singularité technologique. Ceux qui en seront à l’origine :
Parce qu’on dit toujours que ce qui rule the world, c’est l’argent, la fame et le pouvoir (et le sexe aussi). Ces quatre là sont déjà riches et célèbres. Ce qui se joue ici, est au delà du pouvoir, et de la postérité.
Il est impossible de faire la moindre prédiction. En tout juste un mois, il s’est déjà passé tellement de choses. Rien que cette semaine j’ai du rajouté des dizaines d’infos, et compléter chaque jour. Comment imaginer où on en sera dans 4 ans, à la fin du mandat de Trump ?
Surtout avec un Musk, plus volatile qu’un shitcoin en plein bullrun.
Tout peut basculer en un tweet.
Je m’appelle Benjamin Charles, et je fais du conseil en branding, positionnement et création de contenus pour des entreprises de la finance, de l’immobilier et du web3.
👉 Me contacter, ou répondre à ce post : benj@mincharl.es
👉 Me laisser un brief pour un projet pro
👉 Prendre RDV en visio pour présenter un projet ou un service (300€ le call)