Jean-Pierre Nadir, lui, a fait l’émission autrement. Fondateur de FairMoov, ancien de MeilleureAgence.com, il a rejoint le jury en S2 et quitté le banc à la fin de la S4. Depuis, il revient ponctuellement pour les soirées spéciales « inventeurs ».
Quand je lui demande pourquoi il est parti, il m’explique que le rôle de juré ne se limite pas à « coller du pognon ».
« C’est surtout accompagner. Et ça, ça prend du temps. Je faisais ça sur mon temps libre, et je n’en ai plus. »
Plusieurs autres jurés confirment : être juré, c’est chronophage. Et ça crée des tensions. On sent d’ailleurs quelques rancoeurs entre les plus actifs, ceux qui accompagnent vraiment leurs participations, et ceux qui « éteignent leur téléphone une fois l’enregistrement terminé », comme le formule un autre membre actuel du jury.
Cela dit, Arthur a affirmé lui l’avoir sorti parce qu’il avait trop utilisé la marque QVEMA lors de ses projets.
Qu’importe. Son bilan ? Sur 22 boîtes validées, il en a signé 11. Deux ont déjà déposé le bilan. Pour en financer une partie, il a bouclé une levée avec Tudigo (500K€, pas 600K€ comme parfois annoncé sur LinkedIn) via FairMoov Invest, où des investisseurs ont voulu co-investir à ses côtés. Arthur aurait vu cette levée via Tudigo d’un très mauvais œil.
Reste que Nadir n’a pas de club, pas de plateforme, pas de produit financier dérivé. Juste des deals classiques.
Mais certains ont trouvé un vrai levier via l’émission.