Alors que certains continuent à parler du « marché des SCPI » ou de « est-ce qu’il faut ou pas vendre ses parts », il semble évident qu’il existe un marché à deux vitesses.
Parce qu’il faut, je pense, rappeler ce qu’est une SCPI.
Quand La Française met « LF » devant toutes ses SCPI gavées de SCI brandées LF, ou que Primonial claque un Primo-bidule devant tous ses véhicules pour rappeler qui est le boss, ils oublient qu’ils ne sont que les prestataires des associés.
Une SCPI appartient à ses associés.
La société de gestion est payée… pour gérer.
Ce n’est pas SON véhicule dont elle ouvre la souscription comme un fonds classique.
Cet argent leur appartient. Les immeubles leur appartiennent. Et c’est d’ailleurs ce qui différencie une SCPI de la plupart des autres produits de placement.
C’est en retournement de marché qu’on peut conclure qui sont les bons et les mauvais gérants. Par quand tout allait bien et que la collecte coulait à flot.
J’ai plusieurs fois lu « oui, mais c’est que quelques SCPI sur plus de 200 ».
C’est faux.
On parle de 4,2mds€ d’épargne qui viennent de s’envoler.
Et quand bien même la SCPI n’est pas un produit de capitalisation, mais de rendement, les performances restent merdiques pour ces véhicules. Sur 5 ans c’est :
En moyenne, si vous aviez mis 10’000€ dans ces SCPI là, vous auriez aujourd’hui 11’163€, soit un TRI de moyen de 2,33%.
Mieux : 86% des pertes sont concentrées chez 5 gérants :
De quoi remettre en cause leurs stratégies de gestion, et interroger les raisons pour lesquels de nombreux distributeurs ont continué de proposer ces véhicules.
Les signaux étaient là depuis longtemps.