Mais alors, est-ce que ces plans de cessions sont ils préjudiciables aux épargnants ? Eh bien… ça dépend.
Reprenons Capimmo. Fin aout, Primonial établit un plan qui permettra de vendre pour 2.2mds€ d’actifs sur 3 ans. Et c’est ça qui permet de calculer la VL.
Disons que mon fonds valait 100 au 1er janvier.
Avec la baisse du marché, les expertises disent qu’il vaut 85.
Mon plan de cession m’oblige à vendre à des prix qui ne sont pas optimums : dès maintenant, je vais appliquer la décote « vente rapide » à ces actifs, ce qui fait que mon fonds va valoir 75.
La réalité, c’est que la valeur intrinsèque entre 2. et 3. est la même. Mais en 3., j’applique une VL « au cas où ».
Et c’est en réalité totalement fair pour les épargnants.
Ceux qui sortent du fonds, et qui donc sont responsables des cessions rapides, partent avec moins d’argent. Ils payent une sorte de « taxe sur la liquidité ».
À l’inverse, pour ceux qui restent, l’impact est faible. Ils subissent une perte virtuelle sur la baisse du marché, mais si le plan de cession n’est pas exécuté, ou partiellement, alors la VL remontera comme en 2.