Tous les gens que j’ai interrogés sont formels :
T O U T L E M O N D E S ‘ E N F O U T
Parce que si j’ai passé un temps infini à compiler les données pour les analyser, la plupart des conclusions étaient déjà connues. Les SCPI sont des véhicules vieillissants à la gouvernance datée. L’arrivée des sans frais ou des plateformes de distribution, notamment en cashback, ont rajeuni un peu le public.
Mais le gros du marché se ressemble : ce sont produits financiers où des sociétés de gestion dirigées par des vieux blancs en costard se gavent de frais, en faisant vendre à des intermédiaires qui se gavent de frais, des produits où personne ne comprend rien.
Les conseils de surveillance sont en partie gangrenés par des personnes qui ne sont pas au service de associés qu’ils devraient défendre, planqué au milieu de confit d’intérêts rarement soulevés. Se pose également la question de leur liberté d’action, quand leur avis n’est que consultatif.
Parce qu’en fait, le problème est peut être ailleurs.
Une société de gestion n’est payée que pour gérer le véhicule de ses associés. Elle n’est pas propriétaire de sa SCPI puisqu’elle en cède des parts. De fait, sa surpuissante, comme son mandat à vie, pose question. Peut-être qu’une piste de réflexion serait de changer les conseils de surveillance, consultatifs, en conseil d’administration, exécutif. Mais l’AMF semble prendre le chemin opposé.
En attendant, les gérants, et ce qu’ils ont dans les poches restent les seuls maîtres à bord.
Je m’appelle Benjamin Charles, et je suis du conseil en branding, positionnement et création de contenu pour des entreprises de la finance, de l’immobilier et du web3.
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