💥 Zero Bullshit
Chapitre 01

Le crabe au pitch d’or

L’histoire de Sorare commence fin 2018, entre Nicolas Julia (CEO) et Adrien Montfort (CTO). Ancien publicitaire passé par la tech, Julia est passé par Startumn, une fintech blockchain, où il a rencontré Montfort, qui dirigeait la tech après un passage chez Paymium, autre fintech blockchain.

L’idée de Sorare n’a rien d’original sur le papier. C’est un mix entre les fantasy leagues, qui permettent à des joueurs de s’affronter dans un sport ou un autre en utilisant des avatars de vrais joueurs, et les collectibles, c’est-à-dire les collections de cartes, comme on l’a connues sur Pokemon, Magic ou Panini. Tu collectionnes des cartes, qui ont des caractéristiques, et tu joues avec contre d’autres joueurs.

La vraie révolution, c’est d’utiliser la blockchain, et de transformer chaque carte en NFT.

La proposition de valeur initiale, c’est le play-to-earn. C’est-à-dire qu’au lieu de jouer bêtement en dépensant ton argent, tu peux en gagner. A l’époque, ce type de jeu explose : Axie Infinity, Illuvium, Gods Unchained ou encore Splinterlands inspirent une flopée de gens entre 2017 et 2019. Pour les éditeurs, c’est une véritable martingale. Parce que quand la Pokémon Company vend des cartes, elle doit les concevoir, les imprimer, les emballer, les expédier, les faire distribuer etc. Ce qui va réduire la marge d’au moins 70 à 80%. Pour les play-to-earn, le coût se limite à la conception de la carte et à son envoi (en gros) sur la blockchain…

Cela dit, à son lancement, Sorare est un nain dans un micromarché, avec en plus un positionnement qui n’est pas celui de ceux qui marchent, qui sont plus proches de standards geeks des gamers. A cette même époque, on voit apparaître les premières collections NFT dont on entendra reparler plus tard, comme par exemple les CryptoPunks.

Mais ce qui va faire décoller tout le monde, n’a rien à voir avec les jeux. Mais avec la crypto.