Plus spécifiquement sur le marché des startups, ces chiffres permettent d’avoir une idée de la réalité financière d’une entreprise.
Avant l’été, j’avais raconté l’histoire de Nanaba, entreprise qui n’a plus payé ses salariés depuis janvier. Pas plus que ses créanciers. Son patron, Olivier Guérin, m’expliquait alors qu’une startup n’était pas une entreprise comme une autre. Avant de me sortir la litanie de clichés sur l’aventure, l’expérience, et donc les risques associés. Mais comment un salarié pourrait mesurer le risque d’une entreprise dont il ne sait rien de la situation financière ? Depuis sa création, Nanaba n’a jamais déposé ses comptes. Et malgré 6 mois de créances de salaires, 1 impayé auprès de MyOptions et 2 auprès de BPI, l’entreprise n’est toujours pas en redressement judiciaire.
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Nombre de startups ont des modèles très agressifs, destinés à tuer un marché pour finir sur un winner takes it all. C’est ce qui est arrivé à Luko, qui a tiré les prix du marché vers le haut (et l’UX vers le haut) après un modèle qui n’était pas financièrement soutenable.
Par exemple, en lisant le bilan de -2,1M€ de Bricks, on apprend que l’entreprise a une immobilisation financière de 1 028 501€. Selon mes informations, cela s’explique par le financement d’un immeuble à Belfort sur fonds propres, pour compléter la collecte qui ne décollait pas.
Certains avancent l’argument de la confidentialité, comme le relève Charlie Perreau. Pourtant, de la même façon qu’il me semble intéressant de voir que Lactalis a une large marge en achetant son lait en dessous du prix moyen de marché, c’est instructif de voir si le modèle agressif de pricing d’une startup génère ou non du CA.