Le 2 avril 2025, Donald Trump annonçait depuis la roseraie de la Maison Blanche la mise en place de droits de douane drastiques contre 185 pays et territoires. Présentées comme des « tarifs réciproques », ces mesures prévoyaient un droit de douane universel de 10% sur toutes les importations à partir du 5 avril pour la majorité des biens (certains prenant effet dès le 4 avril), puis des taux spécifiques pour une soixantaine de pays considérés comme « contrevenants commerciaux » à compter du 9 avril (34% pour la Chine, 20% pour l'Union européenne, 24% pour le Japon, etc.).
Les conséquences sur les marchés financiers ont été immédiates et dévastatrices. Le lundi 7 avril, les places boursières mondiales se sont effondrées : -4,78% pour le CAC 40 à Paris, jusqu'à -13% pour le Hang Seng à Hong Kong, -8% pour le Nikkei au Japon. Sur la semaine, plusieurs indices majeurs ont perdu plus de 10% de leur valeur. Le marché obligataire américain, valeur refuge par excellence, a lui-même été fortement chahuté, comme on dit.
Puis, coup de théâtre le 9 avril : Trump annonce à 13h18 (heure de New York) une pause de 90 jours dans l'application de ses droits de douane pour tous les pays à l'exception de la Chine, pour laquelle ils grimpent au contraire à 125% (atteignant 145% au total avec les taxes déjà existantes selon les précisions apportées par la Maison Blanche le lendemain).
Les marchés rebondissent spectaculairement. Le 10 avril, les bourses européennes clôturent en forte hausse (Paris +3,83%, Londres +3,04%, Francfort +4,53%). Tokyo s'envole de 9,12%, Séoul de 6,6%.
Jusque là, bien que tout soit déjà étrange, rien de très anormal. Mais au-delà de cette volatilité extrême, un phénomène plus discret a eu lieu quelques minutes avant l'annonce de Trump...