C’est sans doute mercredi que va se jouer l’avenir de Tudigo, même si d’ici là la situation pourrait encore évoluer. Si la newsletter part d’ailleurs si tard, c’est parce que j’ai reçu tous les week-ends des communications des uns et des autres…
Pour Vromman, la situation peut être gérable.
« Tudigo a toutes les armes pour se relancer. Nous sommes dans une période plus compliquée mais en 12 ans nous en avons connu d’autres et nous avons maintes fois prouvé notre résilience. »
Une situation très optimiste, qui semble occulter la restructuration à laquelle va devoir faire face Tudigo, quoi qu’il arrive.
Pour Laing, l’essentiel est ailleurs.
« Le plus important c’est de sauvegarder les 200M€ investis par nos 41000 investisseurs. Cela passe par la reprise en main du portefeuille et sa sécurisation, par l’installation d’une nouvelle gouvernance afin de retrouver l’apaisement, puis par la poursuite du projet d’entreprise commencé l’été dernier. »
L’histoire s’écrira probablement après, et comme souvent, elle appartiendra aux vainqueurs. Dans ce dossier, comme dans beaucoup d’autres traités dans cette newsletter, il y a à la fois des fortes implications émotionnelles, mêlées avec des intérêts financiers, qui sont parfois contradictoires, et amènent certains acteurs à peut être aller un peu plus loin que la convenance. En demandant à un RCCI de signer un faux. En exerçant une pression sur les équipes qui n’ont pas grand chose à gagner. Ou en faisant des pressions à peine voilées (à deux doigts d’appeler Bayrou et Darmanin) comme ce message reçu la veille de la parution de Lorenceau :
« Vous devez vérifier vos sources. À défaut vous engagerez votre responsabilité. […] Ne faites rien paraître qui pourrait être préjudiciable (et fautif) sans avoir TOUT vérifié. […] Soyez prudent. Soyez responsable, ne serait ce que pour ne pas vous exposer à des recours. »
C’est noté.