💥 Zero Bullshit
Épilogue

Bis repetita

Est-ce que le nom de WiSEED perdurera ? Aucune idée. Mais la mort d’un acteur historique, qui survient alors que le marché se structure autour d’une poignée de plateformes, marque la fin d’une époque.

Le temps du far west est révolu. En tout cas, dans les grandes lignes.

Parce que dans le même temps, la « retailisation » du private equity est sur toutes les lèvres, et il ne se passe pas une journée sans qu’une boîte annonce son crowdequity, proposé à ses clients incapables de comprendre dans quoi ils investissent.

Cela dit, l’AMF n’est pas complètement passive et réfléchit à quelques ajustements. Pendant longtemps, le régulateur s’est planqué derrière maman ESMA, qui serait la toute-puissante décideuse, quand l’AMF ne serait presque qu’un simple traducteur de texte. Oubliant quand même le poids de la France en matière de régulation, et notamment sur ce sujet.

Il est vrai, cela dit, que la clause de revoyure sur le texte européen, prévue autour de 2023-2024, n’est finalement plus d’actualité. Mais l’AMF aurait déjà quelques idées en tête, dont l’une serait de déléguer la gestion de masse à une société indépendante dès lors qu’une opération serait en difficulté.

Ca semble évidemment assez léger, face à modèle (pour lequel j’ai fait mes propres propositions, dont celle de l’AMF ci-dessous) qui est structurellement défaillant et fourre-tout. En effet, à cause de la réglementation, mais également parce que les acteurs se sentent beaucoup trop libres de dire et de faire n’importe quoi.

On a encore vu ClubFunding proposer un produit structuré à 40% de rendement annuel il y a quelques jours, alors qu’ils ont 600M€ de prêts problématiques (soit près de 50% de la collecte).

Le régulateur doit agir. Maintenant.
Parce que pendant qu’on fait des workshops et des PowerPoints, de vraies gens perdent du vrai argent, qui compte vraiment pour eux, pendant que des intermédiaires ne pensent qu’à leur collecte et leurs frais.