On finit par l’objectif, évidemment : bouffer. Avec Kensington je fais du conseil en communication. J’ai des entreprises ou des personnes à définir leur positionnement, leurs messages, et les contenus pour les diffuser. Ça parait un peu abstrait, mais en gros c’est raconter des histoires en contenus.
J’ai vraiment lancé l’activité en juin 2023 et j’ai connu un très gros doute quelques semaines après mon lancement, suite à un harcèlement assez violent sur LinkedIn (true story).
Je finis l’année avec 75K€ de CA en 6 mois, ce qui est plutôt cool si j’arrive à le stabiliser. D’autant que, comme je l’avais expliqué, je bénéficie encore des allocations chômage (certes réduites), ce qui m’a permis de prendre un peu plus de risque sur la prise de prestataire et d’une alternante. L’objectif est de sortir des ARE fin juin, et donc de stabiliser un CA mensuel autour de 15K€.
Quelques chiffres :
74’667€ de CA HT
39’770 HT de charges (dont du matériel information)
2 prestas à temps partiel, 1 presta régulier
1 alternante
5461€ d’IS, qui devrait tomber à sous les 2000€ suite à mon déménagement en zone franche
Sur le business :
91 sollicitations
42 RDV
34 propositions
17 clients signés
Mes enseignements
Tout le monde n’est pas fait pour le full remote. J’ai pris une personne à temps plein pour m’accompagner. Elle ne savait pas travailler sans un cadre « physique ». Et je ne sais pas non plus manager quelqu’un de manière très précise. Le full remote doit correspond au travailleur et à son manager.
Ne pas négocier mon tarif. C’est normal de faire évoluer le scope, ou de vouloir ajouter une petite ligne en fonction de son besoin. Par contre, à chaque fois que je suis entré dans des négos tarifaires, ça s’est mal passé par la suite. En réalité, je le savais déjà avant, mais ça me l’a confirmé une nouvelle fois.
Ne pas chercher un moi bis. Initialement je cherchais quelqu’un qui puisse faire pareil que moi, et que je pourrais former pour produire comme moi. Je n’ai pas trouvé, et c’est en réalité une erreur. Mon alternante travaille aujourd’hui sur des sujets qui supportent l’activité et qui me font gagner du temps. Et des prestataires viennent me compléter. Mais mon cœur de métier doit rester sur moi, même si, du coup, ça donne un plafond de verre à l’activité.
Déléguer vraiment. C’est le truc que j’arrive le moins bien à faire, parce que j’aime tout contrôler et tout vérifier, au point d’y passer plus de temps que si je l’avais fait. Quand certains disent « perfectionniste » quand on leur demande leur pire défaut, parce que c’est la bonne réponse, c’est réellement un défaut quand on l'e subit au quotidien. Faire le deuil de l’imparfait n’est pas une mince affaire. Mais trouver quelqu’un qui comprend mon fonctionnement et sait gérer l’administratif et le quotidien a clairement soulagé mon travail !
Anticiper les trous d’air. Près d’un client sur deux signe un devis, mais ne tient pas les délais. Parce qu’il pense pouvoir laisser son projet, mais qu’il n’a plus le temps. Parce qu’il voulait 5 contenus, mais qu’il ne peut en valider en 3. Parce qu’il n’a plus le temps pour le temps. Le problème c’est que j’avais compté cette ligne dans mon budget, et ce temps aussi. Donc si elle se décale, en réalité c’est un créneau de 3, 4, 5000€ perdu dans le mois. C’est clairement un des enjeux de 2024, que je n’ai toujours pas résolu après 6 mois.
Kiffer la vibe. Ouais c’est un peu con dit comme ça, mais relancer une activité, avec un positionnement aussi précis et en disant autant de conneries sur internet, c’est pas toujours simple. C’est parfois stressant, souvent fatigant, et quoi qu’en disent les gourous d’internet, les journées 9H-2H 7j/7 pendant des mois, c’est pas tenable. C’était nécessaire au lancement, mais ça doit revenir à la normale. L’objectif de 2024, c’est d’avoir des horaires à peu près normales et de ne pas travailler trop le week-end (genre ne pas écrire cette newsletter un 31 décembre au bureau à 17H01)