Mais c’est une autre affaire, tout aussi médiatique mais moins liée à Lagardère, qui va coûter à Arnaud bon nombre de ses derniers appuis.
Durant l’été 2005, Paris Match fait sa une sur Cécilia Sarkozy et Richard Attias, son amant, en escapade amoureuse à New York. Le ministère de l’Intérieur est furieux, surtout en apprenant qu’Arnaud Lagardère, qu’il considère alors comme un ami, a personnellement validé cette une.
Encore aujourd’hui, Arnaud qualifie Sarkozy de « mentor » ou de « parrain »15. Peut-être est-ce pour cela qu’un an plus tard, il licencie Alain Genestar, directeur de la rédaction de Paris Match. Tout Paris interprète ce licenciement comme une offrande à son ami Sarko.
En quelques années, Arnaud réussit à perdre la confiance :
« Rien ne m’aura été épargné » chougne t’il au Point fin 2006, alors en pleine campagne de promotion. Il est vrai que de nombreuses rumeurs fuitent un peu partout. Personne ne publie rien. Mais tout le monde sait.
Arnaud Lagardère serait homosexuel et toxicomane.
Il entretiendrait une liaison avec Richard Gasquet, qu’il sponsorise depuis 2003.
Lorsque sa relation avec Jade Foret est officialisée en 2010 dans Paris Match, via une série de photos à la mise en scène étrange et gênante, beaucoup y voient une tentative maladroite de démentir ces rumeurs.
Depuis, Gasquet est revenu sur la rumeur pour la démentir. Et elle semble peu probable. Mais peu importe : Lagardère a derrière lui une floppée de gens qui, effectivement, ne vont rien lui épargner.
Surtout qu’Arnaud ne va pas vraiment mettre d’eau dans son pinard. En 2007, il roule ouvertement pour son ami Sarkozy et met ses médias à contribution pour aider son voisin de la villa Montmorency. En plus de plusieurs unes de Match où, notamment, les bourrelets du futur président ont été effacés, il intervient auprès du JDD pour bloquer une info relatant que Cécila n’aurait pas été voté au 2nd tour.16
Sauf que voilà, quoi qu’en disent les uns et les autres, Arnaud reste le seul maître à bord.
Pour le moment.