Les 3 frères ont eu deux héritiers potentiels (les filles n’étaient évidemment pas éligibles) :
Louis meurt en 1864, Armand en 1865 et Frank en 1871, laissant les cousins seuls en scène. Poursuivant la tradition familiale, ils financent le tissu entrepreneurial local. Paul-Frank est plutôt en charge des entreprises, et Henri des placements en valeurs mobilières et immobiliers. Sa fortune de l’époque est estimée à 4-5M frs, gigantesque pour l’époque.
Figure discrète mais influente, Paul-Frank a exercé à Paris dans le secteur bancaire, et entre dans les hautes sphères de décision locale (président de la Chambre de commerce, administration de la Caisse d’épargne de Toulouse), jusqu’à devenir conseiller municipal.
Acteur majeur de la vie toulousaine, fier protestant et bonapartiste convaincu, il sait que l’industrie est essentielle à la survie du territoire, et donc à la sienne, et finance le peu qui y est implanté ; dont la Société métallurgique de l’Ariège, qui existe toujours. C’est également le développement des premiers chemins de fer régionaux, qu’il participe à financer afin de dynamiser la région.
Paul-Frank se marie une première fois avec Isabelle Harvey en 1866, puis en seconde noce en 1877 avec Gabrielle Rey. De la première union naissent Armand, Frank et Louis (ils ont vraiment pas d’idée pour les prénoms…).
Le 1er va peu à peu rejoindre la banque Courtois dans les affaires quotidiennes tandis que son frère fera carrière dans l’armée, tout en était un influent membre du conseil de la Fédération Protestante de France… en charge des finances. Louis rejoindra la banque plus tard.
Ensemble, ils aident Courtois à traverser la Grande Dépression débutée après le krach bousier de mai 1873. Alors que les premières banques naissent (Crédit Lyonnais 1863, Société Générale 1864, Paribas 1872) et ouvrent des agences un peu partout, le duo de cousins se concentre sur son métier : l’escompte local.
Pour Paul-Frank, l’avenir du métier d’escompteur n’est pas celui d’une banque de dépôt, mais d’un établissement de crédit et d’investissement. Il refuse les clients particuliers et développe les papiers courts.