En 1903, les Courtois créent une structure afin de faciliter la transmission de l’entreprise. La banque refuse toujours les dépôts, ce qui la force à travailler avec les 4-5M frs., investis par la famille. Quand le père meurt en 1905, Armand est seul à bord, avant de faire entrer son frère dans une société dont la surface financière représente 3M frs.
Courtois s’appuie sur une douzaine de banques locales pour relayer son activité de papier à escompte, et commencer à structurer une offre pour les dépôts des entrepreneurs qu’elle finance.
À l’approche de la Première Guerre mondiale, la banque Courtois fait figure de réussite : plus grosse banque toulousaine elle est aussi la plus stable et la plus rentable, symbole de la révolution bancaire. Mais une 2e révolution bancaire est déjà en marche de l’autre côté de la France, celle du drainage de l’épargne par des banques à la croissance gigantesque, qui se servent des fonds pour financer le développement économique.
Une révolution que refuse la banque Courtois.