Suite à la loi Pacte de 2019, Bruno Le Maire demande à Bpi de créer un fonds, pour que chaque Français puis investir simplement dans l’économie.
Fin 2020, le Covid s’éloigne, l’économie repart et les VC se réactivent. En grandes pompes, Bpi lance Bpifrance Entreprise 1 (BE1) dont la souscription en ligne est libre. Accessible à partir de 5’000€, le fonds table sur un rendement de 8% annuel qui permet de financer l’économie réelle, nouvelle expression à la mode. Le tout pour 3,28% de frais de gestion par an.
En quelques semaines, 3000 investisseurs clôturent la collecte de près de 100M€, avec un ticket moyen autour de 21’000€. Afin de permettre une collecte optimum, 6 catégories de parts sont créées :
L’année suivante arrive le petit frère BE2 arrive, avec à peu près le même objectif.
Mais BE1 et BE2 ne sont pas vraiment des fonds. Ce sont des fonds de fonds.
Généralement, quand une société de gestion créé un fonds pour investir en equity, elle débute une collecte avec un objectif, investit, et à la date de maturité, liquide. Puis fait les comptes. Et là on voit si on gagne de l’argent. Entre temps, elle met à jour une valeur liquidative, c’est à dire le prix estimé de la part actuellement.
Le problème c’est que ça prend du temps : il faut collecter, investir etc.
Pour simplifier ça, Bpifrance fait des fonds de fonds, c’est à dire que BE1 et BE2 n’investissent pas dans des entreprises, mais dans des fonds gérés par Bpifrance.
Dans la document de BE2, Bpi explique ainsi que le fonds est exposé indirectement à 1’500 entreprises, via des 126 fonds créés entre 2009 et 2017, gérés par 76 VC. Dont 118 étaient déjà dans BE1.
Exposition de BE2, selon la documentation commerciale.