Il faut dire que depuis le covid, la situation de l’entreprise s’est fortement tendue. La production a drastiquement chuté, puis le chiffre d’affaires, qui n’a jamais arrêté de chuter.
Comme de nombreuses entreprises, Devialet a souscrit des PGE. Fin 2024, il lui reste plus de 10,2 M€ à rembourser à BNP, SoGé et Caisse d’Épargne Normandie. Auxquels s’ajoutent une ligne à 11 M€ syndiquée par Natixis, et deux prêts de Bpifrance.
C’est Jacques Demont qui est choisi en janvier 2024 pour reprendre les rênes. L’ancien patron de Tesla en France a rapidement séduit les actionnaires grâce à sa fibre startup-tech, tout en ayant l’expérience du presque-luxe, pour avoir passé près de dix ans chez Nespresso, dont cinq à diriger le Canada, et deux ans chez l’horloger Tissot.
Lors de l’annonce en janvier, personne ne relève de problème particulier. Le Figaro reprend les mots du communiqué de presse en citant BYD, Huawei ou encore les 250 brevets11 et Les Echos s’avancent même sur la rentabilité présumée (à tort) du groupe12.
« Devialet aurait pu redevenir rentable, avec de simples coupes dans le P&L, mais ce n'était pas mon objectif »
Dans la même interview accordée à Florent Vairet des Echos13, Demont dément (🙄) la chute de 20% de CA évoquée par Challenges14. Alors certes c’est pas 20%, mais selon les chiffres consolidés du groupe que je me suis procuré, c’est pas si loin…
Quant à la holding, c’est assez proche :