Parce que l’autre grande partie du rapport se consacre à l’assurance-vie, en regardant notamment les allocations entre fonds en euros et UC21. Soit la différence entre le garanti et le risqué, le premier étant largement majoritaire dans les allocations.
Là encore, il est question de faire la promotion des UC, jugées grâce à une étude France Assureurs, plus rémunératrices. Ce qui est factuellement vrai. Mais là encore, c’est une moyenne.
Cela dit, le rapport ne fait pas que gober l’avis des gérants, et consacre plusieurs pages aux frais, citant tour à tour les sénateurs Husson et Montgolfier22 ou France Conso Banque, qui parle d’opacité et de performances grevées. Ce qui amène les rapporteurs à demander une « évaluation régulière de la pertinence […] des frais ». Ce qui veut tout et rien dire. Et plutôt rien que tout.
Parce qu’il serait malhonnête de dire que la réglementation n’a rien apporté aux consommateurs ces dernières années. Mais c’est peu dire que chaque ligne de ce type de rapport finit soit au bon d’un classeur que personne n’ira ouvrir, soit au sein d’une réglementation à n’en plus finir qui aboutira sur des documents de type prospectus, où pendant 100 pages on explique à un investisseur ce qu’il ne lira jamais.
En sur ce sujet, comme sur à peu près tout les autres, le rapport n’aborde jamais vraiment la question de la bonne façon. Voire même… ignore la réglementation. Au sujet de l’assurance-vie, le rapport affirme par exemple que les français ne peuvent pas savoir combien ils payent de frais, à cause de l’immensité des lignes et de couches (ceux du courtier, du gérant, des intermédiaires etc.). C’est pourtant faux.
J’avais d’ailleurs relevé ce point précis concernant Green Got, qui a une communication faux et mensongère en parlant de 1,6% de frais « c’est tout » ou encore de « tarifs clairs » alors que le doucement des frais n’est pas sur leur site, et qu’en réalité les 1,6% n’incluent pas les frais des supports. Ce qui va complètement à l’encontre de la réglementation23.
Le problème ici, ce n’est pas la loi. C’est qu’un acteur décide de ne pas l’appliquer. Qu’aucun régulateur n’intervient. Et que le politique n’y comprend rien.