💥 Zero Bullshit
Chapitre 06

4️⃣ Colin & L’Écume des jours

En immo, le pouvoir d’achat est assez simple à calculer, avec peu de variables :

  • Le nombre de m²
  • Le prix du m²
  • La mensualité de crédit

La surface n’est pas une vraie variable : un studio fait en moyenne 15m², 32m² pour un T1, 45m² pour un T2, 65m² pour un T3, 80m² pour un T4, 95m² pour un T5. Une personne seule se satisfait d’un studio ou d’un T1. Dès lors qu’il y a des enfants, l’idée est généralement d’avoir une chambre en plus pour chacun.

Le prix au m² lui, dépend du marché, mais aussi… de la surface. Un studio coûte 22% plus cher au m² qu’un T2, et 39% de plus qu’un T3 ou plus. 9

La mensualité de crédit est rarement une variable. Le HCSF plafonne à 35% le taux d’effort pour un crédit (il existe des exceptions possibles, mais faisons simple). Selon la Banque de France, le taux d’endettement moyen est de 30% : la marge est faible.

Donc avec des prix et un coût de crédit qui augmentent, c’est forcément la variable surface qui bouge.

Reprenons Patrick & Isabelle.

  • En 2008 leur budget leur permettait d’acheter 32m²
  • En 2021 : 36m²

En 2023, leur mensualité de 1’500€ leur permet d’emprunter 260’000€ soit moins de 25m² : -30% de surface !

Et ce problème, ils vont le retrouver en dehors de Levallois :

  • Grenoble : 138 à 94m² (-32%)
  • Le Mans : 203 à 128m² (-37%)
  • Lille : 108 à 67m² (-37%)
  • Angers : 144 à 79m² (-45%)
  • Bordeaux : 72 à 53m² (-26%)
  • Lyon : 72 à 50m² (-30%)

Dans la majorité des cas, le pouvoir d’achat diminue de 1 voire 2 pièces. De quoi décourager une partie des acheteurs ? Comment imagine s’endetter sur 20 ans pour s’acheter un bien qui ne correspond pas à son projet de vie ?

Les biens semblent donc surpricés d’au moins 25%