En immo, le pouvoir d’achat est assez simple à calculer, avec peu de variables :
La surface n’est pas une vraie variable : un studio fait en moyenne 15m², 32m² pour un T1, 45m² pour un T2, 65m² pour un T3, 80m² pour un T4, 95m² pour un T5. Une personne seule se satisfait d’un studio ou d’un T1. Dès lors qu’il y a des enfants, l’idée est généralement d’avoir une chambre en plus pour chacun.
Le prix au m² lui, dépend du marché, mais aussi… de la surface. Un studio coûte 22% plus cher au m² qu’un T2, et 39% de plus qu’un T3 ou plus. 9
La mensualité de crédit est rarement une variable. Le HCSF plafonne à 35% le taux d’effort pour un crédit (il existe des exceptions possibles, mais faisons simple). Selon la Banque de France, le taux d’endettement moyen est de 30% : la marge est faible.
Donc avec des prix et un coût de crédit qui augmentent, c’est forcément la variable surface qui bouge.
Reprenons Patrick & Isabelle.
En 2023, leur mensualité de 1’500€ leur permet d’emprunter 260’000€ soit moins de 25m² : -30% de surface !
Et ce problème, ils vont le retrouver en dehors de Levallois :
Dans la majorité des cas, le pouvoir d’achat diminue de 1 voire 2 pièces. De quoi décourager une partie des acheteurs ? Comment imagine s’endetter sur 20 ans pour s’acheter un bien qui ne correspond pas à son projet de vie ?
Les biens semblent donc surpricés d’au moins 25%