💥 Zero Bullshit
Épilogue

Highway to hell

L’immense majorité des intermédiaires pensent faire correctement leur travail. Et, à minima, veulent bien faire. Mais que répondre aux particuliers lésés ?

Parce que, contrairement à tous ceux qui parlent régulièrement des pseudo-intérêts alignés entre les clients, les distributeurs ou les gérants, la réalité dit l’inverse.

« Il est important de souligner que Primonial REIM France affiche un résultat satisfaisant en 2023 »

C’est que que Grégory Frapet, patron de Primonial REIM racontait en 202418. Ce qui était important, c’était surtout les gigantesques baisses de ses fonds, liées à une stratégie de dépenses massives de ses gigas collectes. Des centaines de millions d’euros de particuliers se sont envolés pour que Frapet trouve qu’il était important de souligner que Primonial gagnait du pognon.

Ce même gérant qui avouait devant ses distributeurs que, suivant les fonds, les SCPI mettraient plus de 8 ans à retrouver (possiblement) leur niveau d’avant-crise. Tout en expliquant qu’il fallait massivement retravailler le parc, avec donc, le budget des épargnants.

Ni le gérant, ni les intermédiaires ne paieront.

Il ne s’agit pas de rendre la finance responsable des pertes.
Investir, c’est risqué.
Et globalement, les plus gros gérants, même ceux sanctionnés pour défaut d’information, ne sont pas des cowboys qui font n’importe quoi avec leur communication (contrairement à d’autres dont on reparlera dans une prochaine newsletter, teaser n°2).

Mais les arguments donnés par certains gérants ou distributeurs ont été trompeurs (notamment sur l’immobilier de bureau), de même que sur les fameux intérêts alignés.

La seule manière d’aligner des intérêts, c’est que la rémunération des produits soit basée sur la performance. Et non sur la collecte. Mais les rares qui proposent ces modèles (Iroko en tête) ou proposent une autre manière de faire (Moniwan ou Louve via le cashback) subissent régulièrement les saillies des concurrents qui voient d’un mauvais œil qu’on s’attaque à la poule aux œufs d’or.

Et pourtant, c’est de loin le modèle le plus sain.

Si les intermédiaires sont vraiment capables d’un conseil qui a de la valeur, alors ils n’auront aucun mal à valoriser ce conseil auprès des épargnants. Sinon, quel intérêt de passer par un intermédiaire, alors que l’immense majorité des produits et des services sont désormais en libre accès ?

Ce n’est pas une question philosophique ou de business model.
C’est une question de survie professionnelle.

Je m’appelle Benjamin Charles, et je fais du conseil en branding, positionnement et création de contenus pour des entreprises de la finance, de l’immobilier et du web3.

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