Cette exception a été rendue possible grâce à l’article II d’el famoso arrêté du 27 janvier 2021 : la Banque de France peut proposer un taux différent de celui résultant du calcul, si elle juge que des « circonstances exceptionnelles » le justifient, ou si le nouveau taux risque de ne pas « préserver globalement le pouvoir d’achat des épargnants ».
Parce que derrière ce chiffre se cache des intérêts divergents complexes :
C’est finalement l’histoire inverse de la BCE7, qui augmente ses taux pour éviter que les gens empruntent, ce qui limite l’augmentation des prix. Cela impacte également à la hausse le prix des obligations, et donc du Livret A, et plus largement du garanti. Ce qui incite donc tout le monde à épargner, plutôt qu’à consommer. C’est comme ça qu’on lutte contre l’inflation.
Cette même BCE voit d’ailleurs d’un mauvais œil l’épargne réglementée. Elle la qualifie même d’« anomalie » dans un rapport, puisqu’elle fausse la transmission de sa propre politique monétaire et freine le développement d’autres placements plus risqués, ce qui n’existe pas, ou de manière plus anecdotique, dans les autres pays de la zone euro.
Un avis que partagent, pour d’autres raisons, les professionnels de l’épargne, qui lorgnent sur ces gigantesques encours.