Alors, j’aime pas dire du mal des gens, mais les conseillers en gestion de patrimoine qui ne délivrent pas un conseil indépendant ne servent à rien. Voilà. Mieux : ils ne devraient plus exister. Et on parle de 95% de la profession selon les chambres professionnelles.
Le terme « indépendant » est réglementé par l’AMF, depuis 2018 et MIF 2.
La règle est simple :
Comme dit le proverbe : si c’est gratuit, c’est toi le produit.
Et donc le cas des CIF non-indépendant, ça me parait grave.
C’est pas pour rien si c’est eux qui fourguent majoritairement des SCPI, du Pinel et autres investissements rémunérateurs (pour eux) : ce sont des placements clé en main.
Combien d’entre eux accompagnement ces investisseurs sur un investissement locatif dans l’ancien, par exemple ?
Et le cas des SCPI est pour le coup assez amusant.
Tout l’été j’ai vu des CGP s’agiter pour faire des tableaux Bonne SCPI vs. Mauvaise SCPI, en prenant des ratios qui n’ont aucun sens pour savoir qui allait baisser et qui allait monter. Au-delà du fait qu’ils se sont trompé sur une bonne partie, ils oublient un truc majeur : une SCPI c’est un parc immo.
Et franchement : il suffisait de lire les bulletins annuels de la plupart des SCPI qui viennent de dévaluer pour savoir que ça allait mal finir.
Prenons Primopierre. Le rendement n’a cessé de s’effondrer :
Et le 3e trimestre 2021 a été maintenu par une distribution payée à 25% grâce aux actifs vendus.
Un rendement très inférieur aux SCPI de bureaux, avec un taux d’occupation financier inquiétant qui a oscillé entre 86% et 91% sur la période.
Pourtant 2022 a marqué une année record de collecte pour Primonial sur le retail avec 2.7mds€.
Combien provient du conseil ?
Impossible à dire. Un patron d’une grosse société de gestion me parle de 5% chez lui et de 10 à 20% ailleurs. Un cadre de gérant bancaire arrondit à 10%.
À l’inverse, les CGP et leurs représentants se sont insurgés face aux distributeurs qui ont proposé des commissions moins chères, où quand la commission sur le Pinel a été baissée à 10% max. Alors qu’on voit mal comment des commissions supplémentaires, et donc de la performance en moins pourrait servir l’investisseur.
Et pourtant, on peut imaginer ce que vendent les CGP en regardant les Oscar qu’ils distribuent chaque année, dans des remises de prix organisées par des canards (boiteux).