💥 Zero Bullshit
Chapitre 04

Pendant ce temps, à Vera Cruz

Avant de passer à la suite, il est bon de définir un terme : spread. Parce qu’il y a en réalité plusieurs histoires derrière le même terme.

D’abord, il y a le spread ask-bid, c’est-à-dire la différence entre le prix d’achat et le prix de vente. Plus le marché est liquide, plus il est faible, en général. Un spread élevé signifie que quelqu’un qui achète et vend immédiatement va perdre de l’argent. Plus le spread est élevé, plus l’investisseur perd de l’argent. Rien de ouf.

Mais il y a un spread artificiel, qui peut être créé par un broker et ses différents intermédiaires. Par exemple, une action cotée 50€ à l’achat peut se retrouver plus chère sur une plateforme de vente, parce qu’elle n’a pas la cote en temps réel, qu’elle va payer des intermédiaires… ou qu’elle va décider elle-même du prix.

Et tout ça est parfaitement légal : le spread n’est pas considéré comme une commission. Un sujet régulièrement dénoncé, au point qu’en 2021, l’AMF publiait un article à destination des épargnants1 indiquant de lire les contrats et les politiques d’exécution. Ce qu’évidemment personne ne fait parce que c’est :

  • Planqué dans un coin ;
  • Long, chiant et inutilement compliqué.

Comme toujours : la réglementation ne protège que ceux qui l’écrivent.