Un conseil de surveillance est un comité non exécutif (il n’a pas de fonction dans la SCPI) dont la mission est de vérifier le bon fonctionnement d’une entreprise, afin d’en rendre compte aux actionnaires. Il est différent du conseil d’administration qui joue un rôle dans la stratégie ou l’orientation de l’entreprise. Le CS, lui, veille a posteriori, aux intérêts des épargnants, qui sont associés.
« D’abord il faut réunir le capital pour monter cette SCPI. Le plus souvent les premiers membres du CS font des associés fondateurs » m’explique un patron de société de gestion.
Quand La Française lance LF Avenir Santé le CA est constitué de La Française, d’une SCPI du groupe, et 5 salariés. Ils démissionneront ensuite pour laisser la place à 9 personnes détenant entre 2 et 160 parts, qui se sont présentés. Cette méthode, déjà utilisée pour au lancement de LF Les Grand Palais en 2020 permet d’aller vite.
Idem chez Log In de Theoreim, petite SCPI à 80M€ de capitalisation. Au CA de la SCPI lancée en octobre on retrouve :
Gaëlla Hellegouarch, DG-associée le justifie :
« On a pris nos premiers investisseurs. En cas de conflit d’intérêt, les personnes concernées s’abstiennent ».
Elle avance également la charge de travail que cela représente qui découragent beaucoup. « C’est un travail long et difficile dès lors qu’on est consciencieux » m’explique un ancien président. « On n’est pas des béni-oui-oui » renchérit Patrick Kontz, habitué des CS. Hélène Karsenty, qui a présidé plusieurs CS pendant 40 ans, abonde dans ce sens :
« Il faut être ferme. Je ne suis pas gérante, mais je jette toujours un œil. Les associés savent qu’ils peuvent m’écrire à tout moment : ils ont confiance »