💥 Zero Bullshit

SCPI : la bonne planque des conseils de surveillance ?

💡 Qui sont ces membres qui accumulent les mandats ? Combien gagnent-ils ? A quoi servent-ils ? Enquête.

En début de semaine, Amundi a fait trembler la planète SCPI en faisant baisser le prix de parts de 3 véhicules de 15%. Mercredi soir, BNP a voté en AG une baisse de 17% de la part d’Accimmo. J’en avais parlé sur LinkedIn il y a quelques semaines, et m’étais fait réprimandé par plusieurs professionnels, alors même que la différence entre prix de valeur et valeur de reconstitution s’approchait dangereux de la limite basse, et que les signaux marchés étaient fort.

A LIRE SUR LINKEDIN
👀 SCPI : sous les pavés, la crise
👀 Amundi : la chute spectaculaire

Voyant que les prix ne baissaient pas, l’AMF avait demandé aux sociétés de gestion d’évaluer leur parc. Lors d’une récente réunion de l’ASPIM, où un très grand nombre de gérants étaient présents, beaucoup ont milité pour annoncer des baisses à la rentrée, et idéalement en fin d’année.

L’objectif ? Avoir un prix réduire au 1er janvier, afin de gonfler artificiellement les rendements, puisque désormais, l’AMF oblige de communiquer sur un TDVM avec le prix de la part au début d’année, et non en cours.

On peut, a minima, saluer le courage d’Amundi et BNP d’assumer cette baisse dès maintenant.

Illustration de la newsletter « SCPI : la bonne planque des conseils de surveillance ? »

Parce que si certains gérants se bornent (mais toujours entre -10% et +10%, évidemment) à dire que les loyers commerciaux sont indexés sur l’inflation, ils sont plafonnés depuis maintenant 2 ans.

Pire. Avec la chute des prix de l’immo de bureaux, certains biens sont devenus complètement illiquides, invendables, même en solde. Une grande société de gestion ne trouve pas preneur à 40M€ pour un bien acquis 180M€ par son véhicule phare il y a quelques années. Un offre à 20M€ est sur la table.

Mais pour cette première newsletter (que vous êtes déjà 450 à suivre : merci 😎), c’est un autre sujet SCPI auquel je me suis intéressé : les conseils de surveillance.

Tout commence il y a 3 mois en regardant des bulletins annuels. Sur 3 SCPI que je suis régulièrement, je découvre des noms identiques sur les conseils de surveillance. En creusant un peu, j’apprends que nombreux sont ceux qui se plaignent de ces cercles fermés, auxquels personne ne comprend rien, et qu’il ne semble pas facile de rejoindre.

J’ai donc voulu comprendre.

Cette enquête de plusieurs semaines a été particulièrement longue. J’ai épluché les rapports annuels des 2 à 3 dernières années des 111 SCPI ouvertes à la souscription (hors véhicules fiscaux, donc), pour extraire les 1’047 noms qui composent les conseils de surveillance, puis les budgets qui leur sont alloués. Avant d’interroger une quinzaine de personnes, CGP, gérants ou membre de CS.

Au programme :

👉 Un rôle discutable

👉 Des ultra cumulards

👉 Un pognon de dingue

👉 Et pas beaucoup de gonzesses