Depuis 18 mois, il est donc devenu difficile de parler du marché des SCPI tellement il en existe deux, très différents.
Si les SC et surtout les OPCI prennent cher, les SCPI oscillent entre 800 et 900M€ / trimestre. En 2023, la collecte brute est de 7,7mds€, ce qui est très proche de 2018-2020. Mais en 2022, c’était près de 12mds€. Sauf qu’à ces périodes, la collecte nette était très proche de la collecte brute. Avec 5,7mds€ de collecte nette en 2023, on peut donc facilement déduire que la décollecte est de 2mds€.
Alors qu’elle est concentrée sur moins de 6 moins.
Alors qu’elle que la plupart des retraits ne sont toujours pas compensés.
Alors que certains gérants… battent leurs records.
En ça, nous sommes clairement dans un marché à deux vitesses qui sanctionnent sévèrement deux types de gestion. Ces gérants captent 80% de la collecte nette, et à l’exception notable de Corum et Euryale, aucun n’était présent dans les plus gros collecteurs de 2019-2022.
Au total, entre les plus 4mds€ déjà sortis et les 2,6mds€ en attente, c’est probablement plus de 7mds€ que les associés auront sorti d’ici la fin de la crise, sans qu’il soit possible de clairement chiffrer leurs pertes.
Et ce n’est pas juste une question de prix de part, parce que côté distribution, la situation est elle aussi très fragmentée depuis le début de l’année :
Un indicateur qui, au passage, est complètement b(i)aisé.