💥 Zero Bullshit
Chapitre 12

Nights in White Satin

Reste que dès que les premières vagues de baisse ont été annoncées, de plus en plus d’associés ont voulu quitter le navire. D’un côté les particuliers qui préfèrent arbitrer avant qu’il ne soit trop tard, par peur de tout perdre. De l’autre des institutionnels, notamment les assureurs qui doivent assurer la liquidité… des particuliers sus-cités.

Cette liquidité n’est pas magique, et il existe 3 grands mécanismes :

  • La collecte : ceux qui sortent vendent les parts à ceux qui rentrent. Mais elle est anecdotique dans les véhicules en crise.
  • Le marché de gré à gré : il « suffit » de trouver à qui vendre. D’autant plus compliqué que les sociétés de gestion n’ont pas le droit d’animer un marché secondaire pour les SCPI à capital variable.
  • Le fonds de remboursement : composé de liquidité du véhicule ou d’actifs vendus pour l’assurer. Cela se fait, évidemment, en échange de fortes décotes.

Praemia a déjà mis en place la 3e solution chez Primocalculrénal lors d’une AG et a assuré à ses distributeurs que ça serait mis en place partout. D’autres gérants l’ont déjà fait, ou sont en train. Reste à voir les décotes proposées sur des parts qui ont déjà subi -10, -25 voire 40% pour Primoparpaing.

En fait, il y a quand même une quatrième solution, et de loin la plus usitée : attendre. Chez Primopierretombale le délai est estimé à « plusieurs années » selon les propos d’un cadre aux CGP. Un gérant de La Française parle lui de « 12 à 18 mois » pour ceux qui ont fait des demandes courant 2023.

Quant à ceux qui s’y prennent en 2024, ça sera quand les immeubles auront des dents. 🐓🦷