C’est pourtant ça, le rôle d’un gestionnaire d’actifs : gérer des actifs. Il faut donc les valoriser, les entretenir, les arbitrer, etc. Pendant des années, les assets managers se sont contentés d’être des collectes managers, en dépensant le plus rapidement la collecte pour prendre des commissions et donner du rendement.
La faute aux épargnants, en partie, puisqu’ils ont cautionné et financé la stratégie de bureaux des SCPI. Aucun gérant n’a subitement changé de stratégie.
Mais peut-être aussi la faute des gérants et de ses distributeurs, dont la structure de frais provoque d’énormes conflits d’intérêts.
J’en veux pour preuve le bordel créé par des plateformes de cashback pour les SCPI (Moniwan, puis Louve) pour lesquelles les CGP peinent à expliquer leur réelle plus-value, mais font tout pour interdire ce qui va pourtant dans le sens des épargnants. Mais également les moyens considérables déployés pour faire croire que, finalement, les SCPI sans frais se rattrapent sur d’autres frais et que ça serait pas rentable (spoiler : un calcul de 5 minutes permet de démontrer que c’est faux). Le tout relayé par une presse professionnelle et grand public, parfois un peu complaisante.
Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les bulletins annuels des SCPI qui s’effondrent en ce moment. Pendant des années, leurs gérants ont facturé des millions et des millions à la SCPI. Parce que les gérants ne gagnent pas de l’argent en gérant, mais en collectant.