💥 Zero Bullshit
Chapitre 02

Et plus si affinitaire…

Au début des années 2010, le marché de l’assurance affinitaire collecte déjà plus d’1mds€ de primes par an. Près de la moitié concerne les produits nomades, quasi exclusivement des téléphones mobiles. En 2014, 420M€ de primes assuraient des portables sur les 1052M€ collectés. Le reste tourne principalement autour des moyens de paiement. Ces chiffres excluent les extensions de garantie.1

Mais dès 2013, la FFSA2 pointe les dérives du secteur. Dans un rapport, la fédération parle d’une augmentation de 450% des plaintes depuis 2010. La téléphonie mobile concentre à elle seule 6,2% des plaintes reçues sur son médiateur, devant les assurances voyages ou constructions. Un chiffre qui augmentera d’année en année… jusqu’à ce qu’il ne soit plus mesuré.

Parce que pendant des années, les assureurs ont ajouté des clauses et des étapes pour ne jamais avoir à rembourser : détenir la facture originale (et non une copie), déclarer le sinistre dans une durée très courte, pouvoir démontrer telle ou telle cause, etc. Des demandes qui vont bien au-delà des usages habituels des assureurs.

Est-ce que Fegaier avait cette idée en tête quand il décide de lancer SFAM en 2009 ? Aucune idée.

Reste qu’en 2012, l’arrivée de Free Mobile tue le modèle des boutiques. Jusqu’ici ces distributeurs prenaient une double marge, sur la vente de forfaits très chers, mais également sur la vente liée des téléphones. À l’époque Orange pèse plus de 50% du CA de Phone House.

Fin 2012, Phone House ferme 79 des 265 magasins. Fegaier suit la même tendance pour se concentrer sur son activité assurantielle. SFAM devient donc MIA3 puis COA4 : en gros, courtier. Deux assureurs vont lui créer des produits sur mesure : Axeria et MMA.

Le début d’une nouvelle ère !