Le 21 septembre 2023, Mediapart lâche une bombe : Stéphane Plaza est accusé de violences par trois anciennes compagnes13. L’animateur dément et contre-attaque en déposant plainte à son tour.
M6 réagit avec prudence. La chaîne annonce l’ouverture d’une enquête interne tout en maintenant Plaza à l’antenne, au nom de la présomption d’innocence. Mais en coulisses, c’est la panique.
SPI est déjà fragilisé par un marché en crise, et les franchisés, dont le nombre diminue (près de 100 agences perdues en un an), s’inquiètent de plus en plus. Dans le même temps, la chaîne doit gérer une fronde en interne : certains réclament des mesures plus fermes. Y compris deux animatrices phares qui menacent la direction.
Un mois plus tard, le parquet ouvre une enquête, mais Plaza ne lâche rien. Il contre-attaque en mobilisant plusieurs de ses proches pour déposer plainte contre ses ex-compagnes. Et plusieurs figures de l’antenne, dont Karine Lemarchand, montent au front pour le défendre14.
« Je m’étonne. Après ce qu’elle décrit comme une agression, elle reste encore six mois avec lui. Et continue, plusieurs mois durant, à travailler avec celui qu’elle considère comme son bourreau ? »
L’affaire s’étire sur 18 mois, au fil de nouvelles révélations, de nouvelles plaintes de Plaza et d’un embarras grandissant pour M6. En réalité, tout le monde attend la même chose : un verdict.
En mars 2024, un journaliste annonce que Patrick-Michel Khider va démissionner et que le réseau va changer de nom. L’information est fausse, mais selon plusieurs sources, un proche de M6 aurait testé l’idée du changement de marque en faisaint fuitant l’intox, même si la démission de Khider n’a jamais été évoquée.
Le lendemain, Ronan Lebas, présenté comme le directeur d’une agence SPI, débarque sur Touche Pas à Mon Poste sur C8 pour démentir l’information et assurer qu’une visio a eu lieu avec Stéphane Plaza. Une information étrange, puisque l’animateur n’a aucune responsabilité opérationnelle dans l’entreprise. Pourtant, il réunit des franchisés et s’exprime au nom du réseau.
Ce qu’Hanouna ne précise pas, c’est que Ronan Lebas n’est pas un franchisé lambda. Proche de Plaza, il dirige les deux agences du 7e et du 15e arrondissement de Paris, les premières ouvertes par la franchise. Depuis des années, il défend SPI et surtout Plaza, dans les salons et dans les médias. Mais si lui pensait gagner en influence, il se murmure en haut lieu que c’est tout l’inverse.
La question du nom de la franchise reste donc en suspens, au grand dam ce ceux qui le voient au dessus de leur porte d’entrée chaque matin, et disent régulièrement dans la presse subir les remarques de leurs clients.